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[handwritten note] Here is some easy French for you to try. [top left section of a newspaper page] 43D Année - No 15.013 Direction & Administration: 1B, 18, 20, 22 rue d'Enghien, Paris Téléphone: Gut. 02.73-02.75-15.00 Adress télégraphique: Petitsien-Paris La publicité est reçue à l'OFFICE D'ANNONCES 29, Bd des Italiens, Paris. Tél.: Gut. 17-99 Abonnements 3 mois 6 mois 1 an Seine et S.-et-0. 8. "15.50 30." France & Colon. 9. "16.50 32" Etranger.... 10. "18." 35." 5 HEURES DERNIÈRE Le Petit [image of a winged globe] 10 cent. LE PLUS FORT TIRAGE DES [cut off] Pour ou contre les représailles UNE PROPOSITION D'ACCORD La question des représailles est posée devant l'opinion ; elle l'a été plus directement que par quiconque par les paroles que l'on prête à M. Clemenceau devant la délégation des députés de la Seine, par l'opinion qu'ont exprimée divers hommes politiques ; il y a une interpellation annoncée de M. Mayéras. Ici même, le pour et le contre on été exposés. Voici un important article où M. Abel Ferry, qui a pris part au débat qui s'est engagé au sein de la commission de l’armée expose son point de vue, en suggérant la possibilité d'un accord entre belligérants: Une nouvelle phase de la guerre internationale commence. Après la guerre d’armée à armée, les Allemands ont inventé le bombardement militaire des foules désarmées. Cette guerre n'est encore qu'à ses débuts. Un jour peut venir où, de part et d'autre, toutes les nuits un millier d'avions s’élèveront, emportant une centaine de sonnes d'explosifs : le monde connaîtra alors un degré d'horreur auquel n'atteignirent pas les barbares après la chute de l'Empire romain. Les alliés, forts de leur juste cause, doivent faire une suprême tentative pour arrêter, entre les belligérants, la guerre aux civils tandis qu'elle n'est encore qu'à ses débuts. Le gouvernement allemand veut l'offensive morale par le bombardement quotidien de Paris et de Londres. Il la veut pour une double raison: 1. La mort de quelques milliers de civils allemands importe peu aux états-majors ennemis en qui réside le pouvoir Par contre la disparition de quelques milliers de civils français et anglais agit sur les pouvoirs publics de ces pays d'opinion. 2. Les deux capitales française et anglaise sont à portée de bombardement. Berlin est pratiquement hors de nos atteintes. La vallée du Rhin est sans action gouvernementale. Le gouvernement allemand sait donc qu'a égalité de victimes l'avantage est à lui.

Mais dans le monde, où subsistent encore quelques-uns de ces impondérables moraux, que seuls redoutait Bismarck, l'assassinat avoué, voulu; persistant, grandissant chaque jour, de foules qui ne sont plus composées que de femmes, de vieillards et d'enfants soulèverait ce qui reste de conscience internationale. La politique allemande de bombardement a donc été précédée et est accompagnée d'une campagne d'opinion internationale aussi habile que pharisaïque. Je viens de relire, à la commission de l’armée les dossiers des radios alle- [bottom of clipping]

[continuation of missing text] nationale des bombardements aériens;

Ou l'aviation de bombardement est considérée, par les belligérants comme un organisme exclusivement militaire: dans ce cas elle ne doit agir que dans l’arrière de la zone des armées, sur les parcs de munitions, les postes de commandement, les cantonnements de troupes combattantes, dans la limite de portée des canons lourds. Ou bien l'aviation de bombardement est un instrument de guerre aux civils. Entre les deux conceptions, il faut que les belligérants, à la face du monde, choisissent.

Je demande donc au gouvernement français, de proposer publiquement, par l’intermédiaire des neutres et en plein accord avec ses alliés, que l'action réciproque des aviations de bombardement soit limitée à la zone de bombardement des canons à grande puissance.

Il ne peut résulter que deux solutions d'une proposition ainsi publique, précise et loyale:

Ou l'acceptation de l'Allemagne aux propositions de l'Entente. La guerre aux civils aura pris fin. Ce sera pour l'Entente une première victoire du droit.

Ou les Allemands refuseront sous la forme sournoise qui leur est propre. Leur E. M. dira, ainsi que l'insinuent déjà leurs radiotélégrammes : "Nous renonçons à bombarder Paris si les Anglais renoncent à bombarder les villes du Rhin: mais nous entendons continuer à bombarder Londres et les comtés anglais".

Paris se rangerait héroïquement alors aux côtés de la capitale sœur comme le soldat anglais s'est rangé aux côtés du soldat français

Si [talle?] est la volonté de l’Allemagne, il faut l'obliger à l'avouer. Le monde connaîtra alors le bon droit des alliés. L'Allemagne connaîtra ensuite ce que peut la puissance industrielle de l'Entente appliquée à l'aviation de bombardement Abel Ferry, député.

150 Japonais auraient été [bottom of cutting]

[top of page below masthead] LES ALLIÉS ET LES BATEAUX NÉERLANDAIS

La Hollande menacée de blocus par l'Allemagne [this is the right side of the clipping and some of the text in this column is missing. It appears that only a couple letters were lost or hyphens and where a word appears to have been hyphenated, it is rendered as the whole word. I have not marked the fragmentary words as illegible or missing] Nous avons annoncé hier que les alliés usant d'un droit reconnu, avaient décidé de confisquer et d'utiliser pendant la durée de la guerre, moyennant légitime compensation, les navires hollandais stationnés dans leurs ports. Ces bâtiments sont immobilisés depuis des mois, et de ce fait, l'Entente comme les neutres eux- mêmes, perd un tonnage important qui s’élèverait, selon les évaluations modérées à 600.000 tonnes, et selon d'autres à prés d'un million. On concoït que dans les circonstances présentes, on ne puisse laisser stérilisée une pareille capacité de transport. La Hollande ne perd rien matériellement aux résolutions adoptées puisqu’elle sera indemnisée et qu'en outre elle recevra d'abondants ravitaillements. D'ailleurs, il y a moins de deux mois, elle avait conclu avec les alliés un modus v? vendi, qui aboutissait aux mêmes résultats.

Mais l'Allemagne a pesé sure elle, en lui annonçant que la convention économique passée entre Berlin et la Haye et qui expire le 31 mars, ne serait pas prorogée. Mieux elle a menacé les Pays-Bas de bloquer leurs côtes, sans pouvoir fournir le moindre argument à l'appui de ses sommations.

La situation de la Hollande ne laisse pas d’être embarrassante, mais il ne lui est pas difficile de voir où est le droit et où est la violence.

LA RESPONSABILITÉ NÉERLANDAISE EST A COUVERT

(DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER) New-York, 16 mars. Il est inutile d'insister sur l'importance considérable de la décision concernant reprise par le gouvernement américain les alliés d'un million de tonnes de bateaux hollandais.

Au point de vue international, l'action est couverte par le droit d'angarie, qui [prév?] la saisie des bâtiments en temps de guerre et d’après lequel une nation belligérante peut employer le tonnage neutre, pourvu que des compensations soient accordées à la nation propriétaire.

L'Allemagne s'est prévalue de ce droit durant la guerre de 1870.

La Hollande, dont tous les intérêts sont garantis par l'Amérique, aussi bien pour ses ravitaillements que dans le cas de perte des navires, se trouve vis-à-vis de l'Allemagne en une solide position, puisque la protestation officielle du ministre hollandais Phillipps auprès du président Wilson a [met?] toute sa responsabilité a couvert. G. LECHARTIER

CONFÉRENCE A BERLIN Berne, 16 mars.

Une dépêche de Berlin annonce qu'un conférence importante a eu lieu, hier, l'office des Affaires étrangères à Berlin, entre les représentants des affaires étrangères et ceux de l’armée et de la marine, pour examiner la situation créée à la Hollande par les exigences de l'Entente.

Le Lokal Anzeiger croit savoir qu au cours de cette conférence, les mesures que l'Allemagne aurait à prendre dans le cas que la Hollande céderait ont été [illegible]