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L'Affaire Malvy
L'Affaire Malvy  
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Première Séance de la Haute-Cour
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Premiere Seance de la Haute-Cour
  
Paris, 21 janvier. -- Jamais, depuis la guerre, le vieux Luxembourg n'a présenté une aussi grande animation qu'aujourd'hui.  L'affluence est énormeDès une heure et demie, a la porte d'entrée, face à la rue de Tournon, des groupes de curieux, maintenus par des agents, se montrent au passage des sénateurs et anciens ministres.  Les curieux espèrent assister à l'arrivée de M. Malvy. Mais ils sont decus, car l'ancien ministre de l'intérieur n'assistera qu'à la deuxième audience de la Haute-Cour.   
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>>Paris, 21 janvier. -- Jamais, depuis la guerre, le vieux Luxembourg n'a presente une aussi grande animation qu'aujourd'hui.  L'affluence est enormeDes une Heure et demie, a la porte d'entree, face a la rue de Tournon, des groupes de curieux, maintenus par des agents, se montrent au passage des senateurs et anciens ministres.  Les curieux esperent assister a l'arrivee de M. Malvy. Mais ils sont decus, car l'ancien ministre de l'interieur n'assistera qu'a la deuxieme audience de la Haute-Cour.   
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>>Maintenus par un service d'ordre discret, de nombreux photogrphes prennent des bliches, notamment de MM. Cenac et Lomard, les deux avocats generaux du procureur general, qui arrivent a pied.
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>>A l'interleur de palais, peu de changement aux consignes, cependant l'entree des caries est rigoureusement controlee par les huissiers.  A la porte donnant acces a la salle de la presse, un garde republicain de planton reclame la carte a chaque personne qui se presente.
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>>On a du refuser des cartes d'entree, et les questeurs, d'accord avec le prefet de police, ont pris des mesures d'ordre severes tant pour l'interieur que pour l'exterieur du Palais.  Aujourd'hui,  cependant, il ne s'agit que d'un simple ceremonial, la premiere grande audience de la Hante-Cour neviendra qu'avec la lecture du requisitoire ue M. Merillon, lecture faite en presence de M. Malvy et de son defenseur.  Pour le moment, il n'est question pour le Senat que de se "saisir", comme on dit en langage judiciaire, de l'accusation.  La presidence et la questure du Senat ont pris, lematin, les dernieres dispositions en vue de la seance.  Les huit secretaires redacteurs designes pour remplir les fonctions de greffiers ont prete le serment d'usage entre les mains de M. Antonin Dubost.
  
Maintenus par un service d'ordre discret, de nombreux photographes prennent des blichés, notamment de MM. Cénac et Lombard, les deux avocats généraux du procureur général, qui arrivent à pied.
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L'Ouverture de la Seance
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>>Les senateurs sont venus en tres grand nombre.  En effet, sur 247 senateurs, 213 sont presents.
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>>Un long silence s'etablit dans la salle dorsqu'adeux heures precises, le president fait son apparition, suivi de m.Bonet-Maury, secretaire general, qui remplira les foncitions de greffier pendant toute la duree de la Haute-Cour.
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>>Grave, solennel, avec une voix ferme mais legeremet emue, M. Antonin Dubost ouvre la seance.
  
A l'intérieur de palais, peu de changement aux consignes, cependant l'entrée des caries est rigoureusement contrôlée par les huissiers.  A la porte donnant accès à la salle de la presse, un garde républicain de planton réclame la carte a chaque personne qui se présente.  
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PREMIERES FORMALITES
On a dû refuser des cartes d'entrée, et les questeurs, d'accord avec le préfet de police, ont pris des mesures d'ordre sévères tant pour l'intérieur que pour l'extérieur du PalaisAujourd'hui, cependant, il ne s'agit que d'un simple cérémonial, la première grande audience de la Haute-Cour neviendra qu'avec la lecture du réquisitoire de M. Mérillon, lecture faite en présence de M. Malvy et de son défenseurPour le moment, il n'est question pour le Sénat que de se "saisir", comme on dit en langage judiciaire, de l'accusation. La présidence et la questure du Sénat ont pris, le matin, les dernières dispositions en vue de la séanceLes huit secrétaires rédacteurs désignés pour remplir les fonctions de greffiers ont prêté le serment d'usage entre les mains de M. Antonin Dubost.
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>>Il donne aussitot lecture de la notification a lui faite par la Cour de cassation, relative a la designation du ministere public, ainsi que de la decision de la Chambre mettant en accusation M. Malvy, ancien ministre de l'interieur, sous la prevention:
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>>1. D'avoir, de 1914 a 1917, sur le territoire de la Republique et dans l'exercice de ses fonctions de ministre de l'interieur, renseigne l'ennemi sur tous nos projets militaires et diplomatiques et specialement sur le projet d'attaque du Chemin des Dames.
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>>2D'avoir, dans les memes circonstances da temps et de lieu et dans l'exercice de ses fonctions de ministre de l'interieur, favorise l'ennmeni en provoquant ou excitant des mutineries militaires.
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>>L'Assemblee reste profondement silencieuse pendant ces lectures.
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>>Le president demande ensuite au Senat de se consituer en Haute-Cour de justiceAucune opposition n'etant faite, il en est ainsi decide.
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>>La seance est levee, puis rouverte vingt minutes apresC'est alors que s'ouvre reellement la Haute-Cour proprement dite.
  
L'Ouverture de la Séance
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L'Appel nominal
  
Les sénateurs sont venus en très grand nombre.  En effet, sur 247 sénateurs, 213 sont présents.
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>>A la reprise, il est procede a l'appel nominal; chaque senateur doit repondre present a l'appel de son nom.  La premiere lettre appelee est la letire D, et il se trouve que le premier senateur nomme est m> Dande.  La similitude de nom avec le directeur de l'  "Action francaise" entraine quelques rires dans l'assemblee et les tribunes.
 
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>>Trente-cing senateurs ne repondent pas a l'appel de leur nom.  Ce sont:
Un long silence s'établit dans la salle lorsqu'à deux heures précises, le president fait son apparition, suivi de M. Bonet-Maury, secrétaire géneral, qui remplira les fonctions de greffier pendant toute la durée de la Haute-Cour.
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>>MM. Daude (Lozere), Dron (Nord), Ermant (Aisne), Farny (Seine-et-Marne), de Freycinet (Seine), Gaudin de Villaine (Manche), Gentilliez (Aisne),  Huguet (Pasde-Calais), Gentilliez (Aisne), Huguet (Pasde-Calais), Charles Humbert (Meuse), Jeanneney (Haute-Saone), Jonnart (Pas-de-Catais), Jouffray (Isere),  Latappy (Landes), Limon (Cotes-du-Nord, de Marcere (inamovible), Jules Mercier (Loire-Inferieure), Merlet (Maine-et-Loire), Pans (Pyrenees-Orientales), Stephen Pichon (Jura), Potie (Nord), Real (Loire), Rey (Lot), Saint-Romme (isere), Ville (Allier), Vinet (Eure-et-Loir), Vissaguet (Haute-Loire), Aubry (Algerie), Baudet (Eure-et-Loir), Bepmale (Haute-Garoane), Blane (Haute-Alpes), Boudenoot (Pas-de-Calais), Chaumie (Lotet-Garonne), Jules Mercier (Haute-Savole), Clemenceau (Var), Crepin (La Reunion).
 
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>>Apres cette formalite assez rapide, le president ordonne que les membres du parjuet solent introduits.
Grave, solennel, avec une voix ferme mais légèrement émue, M. Antonin Dubost ouvre la séance.
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PREMIERES FORMALITES 
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Il donne aussitôt lecture de la notification à lui faite par la Cour de cassation, relative à la designation du ministère public, ainsi que de la décision de la Chambre mettant en accusation M. Malvy, ancien ministre de l'intérieur, sous la prévention:
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1. D'avoir, de 1914 à 1917, sur le territoire de la République et dans l'exercice de ses fonctions de ministre de l'intérieur, renseigné l'ennemi sur tous nos projets militaires et diplomatiques et spécialement sur le projet d'attaque du Chemin des Dames.
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2.  D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu et dans l'exercice de ses fonctions de ministre de l'intérieur, favorisé l'ennemi en provoquant ou excitant des mutineries militaires.
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L'Assemblée reste profondément silencieuse pendant ces lectures.
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Le président demande ensuite au Sénat de se constituer en Haute-Cour de justice.  Aucune opposition n'étant faite, il en est ainsi décidé.
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La séance est levée, puis rouverte vingt minutes après.  C'est alors que s'ouvre réellement la Haute-Cour proprement dite.
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L'Appel nominal
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A la reprise, il est procédé à l'appel nominal; chaque sénateur doit répondre présent à l'appel de son nom.  La première lettre appelée est la lettre D, et il se trouve que le premier sénateur nommé est M. Daudé.  La similitude de nom avec le directeur de l'  "Action française" entraîne quelques rires dans l'assemblée et les tribunes.
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Trente-cinq sénateurs ne répondent pas à l'appel de leur nom.  Ce sont:
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MM. Daudé (Lozeère), Dron (Nord), Ermant (Aisne), Farny (Seine-et-Marne), de Freycinet (Seine), Gaudin de Villaine (Manche), Gentilliez (Aisne),  Huguet (Pas-De-Calais), Gentilliez (Aisne), Huguet (Pas-de-Calais), Charles Humbert (Meuse), Jeanneney (Haute-Saône), Jonnart (Pas-de-Calais), Jouffray (Isère),  Latappy (Landes), Limon (Côtes-du-Nord,) de Marcère (inamovible), Jules Mercier (Loire-Inférieure), Merlet (Maine-et-Loire), Pans (Pyrénées-Orientales), Stephen Pichon (Jura), Potié (Nord), Real (Loire), Rey (Lot), Saint-Romme (isère), Ville (Allier), Vinet (Eure-et-Loir), Vissaguet (Haute-Loire), Aubry (Algjérie), Baudet (Eure-et-Loir), Bepmale (Haute-Garonne), Blane (Hautes-Alpes), Boudenoot (Pas-de-Calais), Chaumié (Lot-et-Garonne), Jules Mercier (Haute-Savoie), Clémenceau (Var), Crepin (La Réunion).
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Après cette formalité assez rapide, le président ordonne que les membres du parjuet soient introduits.
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LE PARQUET
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M. Daniel Mérillon, procureur général pres la Haute-Cour, ainst que MM. Cenac et Lombard font alors leur entrée, montent à la tribune et s'inclinent vers l'assemblée, Les trois hauts magistrats, en grand costume, portent la toge rough et l'hermine.
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A HUIS-CLOS 
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Le président leur remet le dossier, Il déclare que la Haute-Cour va se réunir en chambre du conseil.  Cette séance n'étant pas publique, les tribunes sont évacuées.
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Pendant la réunion en chambre du conseil, tous les couloirs donnant immédiatement accès a la salle d'audience sont rigoureusement interdits au public et au personnel du Sénat.  Cependant, contrairement à ce qui a eu lieu pendant les séances en comité secret, les portes du Sénat n'ont pas été fermées et le public a accès dans le palais comme d'habitude.
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A cinq heures dix, les tribunes sont rouvertes au public et l'audience de la Haute-Cour est reprise.  Le president invite la Haute-Cour a decider quei jour elle entend se reunir en audience [pholique?], et il demande à ce propos l'avis du procureur général.
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M. Mérillon se lève et explique qu'aux termes de la loi de 1889, un délai de trois jours serait suffisant, mais qu'aux termes de la loi du 5 janvier 1918, ie delai devrait être au moins de cinq jours.  Il estime que la loi de 1889 s'appliquerait plutôt en la matiere, mais qu'en raison de la nécessité de permettre à l'accusé de se mettre en mesure de comparaître, il propose le delai de cinq jours, Il demande donc à la cour de s'ajourner à huitaine.  (Approbations unanimes.)
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En consequence, le président de la Haute-Cour annonce que l'audience est renvoyée au lundi 28 janvier.  Les membres du ministère public sont reconduits par les huissiers et l'audience est levée à cinq heures un quart.
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LA QUESTION DE COMPETENCE
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Paris, 21 janvier. -- La question de compétence que M. Jenvouvrier devait soulever n'a pas ete discutee dans cette première audience Elle sera discutée lundi prochain, parait-il.
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La Prochaine Audience 
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Paris, 21 janvier, --Dans son audience de lundi prochain, la Haute-Cour entendra la lecture des réquisitions du procureur général, puis le président fera subir l'interrogatoire d'identité à M. Malvy, qui assistera a l'audience avec son défenseur, Me Bourdillon, avocat d'office, désigné par le bâtonnier.  Le dossier de la Chambre sera alors transmis à la commission d'instruction pour supplément d'enquête.
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Les Sénateurs absents pourront-ils siéger ultérieurement?
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Après la première audience de la Haute-Cour, on dit qu'au début de la réunion en chambre du conseil, M. Antonin Dubost aurait manifesté sa surprise qu'un aussi grand nombre de sénateurs n'eussent pas répondu a l'appel de leur nom, et il demandait qu'il fût procédé à un nouvel appel, ce qui fut fait, De nombreuses explications eurent alors lieu.  Plusieurs membres de l'Assemblée firent remarquer que l'audience de ce jour n'était qu'une formalité de constitution de la Haute-Cour, qui n'était surprenant que ceux de leurs collègues absents fussent privés de leur droit de juger.
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Une longue discussion s'engage alors sur cette question.  Elle aurait, dit-on, été très vive et ce n'aurait été qu après deux votes que la Haute-Cour aurait décidé que, puisqu'il n'y avait pas eu débat, les sénateurs absents aujourd'hui ne pouvaient être forclos.  Le président aurait alors rendu un arrêt dans ce sens:  ce ne serait alors qu'après l'appel nominal de lundi prochain que les forclusions pourraient être définitives.
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(En terme de jurisprudence, la forclusion est la perte d'un droit qui n'a pas été exercé en temps utile.)
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[REVIEWING ENDS HERE]
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------------- insert new text
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Communique italien
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Rome, 21 janvier
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Dans la journée d'hier, l'activité de l'artillerie
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a été plus sensible entre le BRENTA
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et le PLAVE, ou la notre a execute des
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rafales et des concentrations de feu fur les
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lignes ennemies.
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L'artillerie adverse a battu nos positions
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nu sud du col CAPRILE
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Quelques prisonniers ont ete captures a
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l'ouest d'OOSTERIA-IL-LEPRE au cours
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d'un coup de main.
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Au nord-est du mont ASOLOPNE et en
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aval du pont de la PRIULA, des tentatives
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de patrouilles ennemies ont ete promptement
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eventees.
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Communique belge
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le Havre, 21 janvier.
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Pendant la nuit du 19 au 20 janvier,
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nous avons repousse par le feu une patrouille
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ennemie qui s'avances de la region
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de RAMSCAPELLE.
+
 
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La journee du 20 janvier a ete marquee
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par les actions habituelles d'artillerie.
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Au cours de la nuit du 20 au 21, recontres
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de partouilles dans la region a l'ouest
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de la foret d'HOUTHULST.
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Augourd'hui 21, quelques tirs peu important
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sur tout le front.
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Un avion allemand de bombardement
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revenant de Dunkerque a du atterrir
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le 19 janvier au soir pres de
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BULSTAMP. Les quatre passagers,
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dont un officier, one ete faits prisonniers.
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Armee d'Orient
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Communique officiel (21 Janvier 14 Heurs)
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Actions d'artillerie sur le front de DOLRAN.
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Reconnaissances ennemies dispersees
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sur le front serbe.
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Le 20, vers deux heures, apres une violente
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p[reparation d'artillerie, l'ennemi a
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pronounce sur nos postes, a l'ouest du
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VARDAR (au nord de LJUMNICA et a
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l'ouest du SRKA DI LEGEN), une serie
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d'attaques qui ont echoue completement.
+
 
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Sur un seul point, l'ennemi a pu penetrer
+
dans nos tranchees entierement bouleversees,
+
mais il en a ete chasse aussitot
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par une vigoureuese contre-attaque des
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troupes helleniques, dont l'attitude a ete
+
particulierement brillante.
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L'incident Pugliesi-Conti-Mayeras
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UNE LETTRE DE M. MAYERA A SES TEMOINS
+
 
+
Paris, 21 janvier. M. Mayreas, depute
+
de la Seine, a adresse a ses temoins, MM.
+
Cachin et Valiere, la lettre suivante:
+
Mes chers amis, Je vous remercie d'avoir
+
bien voulu perdre du temps a me representer
+
lorsque, ayant enfin remis son revolver
+
dans sa poche, M. Pugliesi-Conti
+
m'appelait sur le pre. tout le monde a compris
+
maintenant qu'un honnete homme, par
+
surcroit sain d'esprit, ne devait pas d'impossibles
+
reparations a un homme qui ne
+
sait pas se battre a armes egales.
+
Mes meilleures amities.
+
 
+
Mayeras.
+
 
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Protestation de l'Allemagne contre l'Accord franco-bresilien
+
 
+
Rio-de-Janeiro, 21 janvier. L'Allemagne,
+
par ;'intermediaire de la legation des
+
Pays-Bas, a presente une vive protestation
+
contre l'accord franco-bresilien pour l'utilisation
+
des navires ex-allemands. La reponse
+
du ministre des affaires etrangeres,
+
M. Nilo Pecanha, formulee en termes nets,
+
est tres energique.
+
 
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Un Conflit austro-allemand
+
 
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Zurich, 21 janvier. Le conflit entre
+
Vienne et Berlin vient d'entrer dans une
+
nouvelle phase. Les pangermanistes prennent
+
position contre le gouvernement de
+
Vienne,.
+
 
+
La "Gazette de la Croix" declare qu'il
+
est inadmissible que Vienne veuille se meler
+
d'une affaire purement allemande.
+
 
+
La "Deutsche Tages Zeitung" ecrit"
+
L'Allemagne, si elle veut conserver sa situation
+
et sa dignite, doit immediatement
+
prouver que les diplomates de Vienne n'ont
+
pas a intervenir dans les affaires allemandes,
+
ni a defendre ou a recuser tel ou tel
+
diplomate allemand.
+
 
+
Les Troubles d'Autriche
+
 
+
LE GOUVERNEMENT AUTRICHIEN CHERCHE A ELUDER SES PROMESSES
+
 
+
Bale, 21 janvier.  Le ministre-president
+
Seidler a eu hier matin aves les representants
+
des oubriers, accompagnes de plusierus
+
deputes socialistes, un nouvel entretien au
+
sujet des declarations qu'il leru avait precedemment
+
faites. Il semble que le gourvernmenent ait dega voulu se reserver la possibilite
+
d'eluder les engagements pris.
+
 
+
M. Seidler, apres avoir dit que le goubernement,
+
etant donne l'esprit d'abnegation
+
manifeste par la populationn pendant la
+
guerre, n'a pas refuse d'admettre des reformes
+
dans le droit electoral communal, a
+
agoute que cette reforme doit cependant tenir
+
egalement compte de la situation nationnale
+
et d'eviter des consequences indesirables
+
a ce point de vue.
+
 
+
La Crainte de l'Allemagne
+
 
+
Les efforts de la classe ouvriere ne peuvent
+
evidemment pas tendre a un bouleversement
+
national, il ne faudrait pas non
+
plus que n'importe quelle reforme en correlation
+
avec la guerre risquat de leser et
+
de mecontenter, meme legerement, le peuple
+
allemand, C'est ourquoi il a precise
+
que le gourvenement fait a ce sujet des reserves
+
expresses. La reforme se realisera,
+
mais en tenant compte des circonstances nationales
+
particulières des différents pays interesses.
+
 
+
Les deputes de Boheme qui etaient presents
+
declarerent pour leur part que la Boheme
+
pose comme condition essentielle de
+
la reforme la preservatin des biens nationnaux,
+
la separation des nationalites et l'administration
+
autonome du pays.
+
 
+
LES GREVES SERAIENT TERMINEES EN AUTRICHE ALLEMANDE
+
 
+
Zurich, 21 janvier. D'apre un telegramme
+
de Vienne, les greves qui avalent eclate
+
dans la capitale et dans de nombreuses villles
+
de basse et de haute Autriche seraient
+
terminees. Un certain nombres d'ouvriers auraient
+
repris le travaile des cematin. Les
+
autres, au cours de reunions tenues hier et
+
augourd'hui, auraient decide de retourner a
+
leurs ateliers demain mardi.
+
 
+
Il convient toutefois de remarquer que
+
cette communication est de source officielle.
+
 
+
IL Y AVAIT UN DEMI-MILLION DE GREVISTES
+
 
+
Zurich, 21 janvier. Dans les milieux
+
parlementaires autrichiens, on evaluait,
+
avant-hier, le nombre des coomeurs a un
+
 
+
demi-million.
+
 
+
Le correspondant viennois des "Muenchener Neuste Nachrichten" dit que dans
+
le conquieme arrondissement de Vienne se
+
sont produits des faits tres graves.
+
 
+
L'affaire Caillaux
+
 
+
La Mission italienne chez le Garde de Sceaux
+
 
+
paris, 21 janvier. Comme c'etait prevu,
+
le gouvernement militaire de Paris a revendique
+
l'affaire de commerce avec l'ennemi
+
dont l'instruction avait ete commencee
+
par M. Drioux contre MM. Charles Humbert,
+
Lenoir et Desouches.
+
 
+
Le dossier a été transmis au capitaine
+
Bouchardon, qui étudiera avec son collaborateur,
+
ie lieutenant Jousselin.
+
 
+
L'Affaire Comby-Loustalot
+
 
+
Paris, 21 janvier. Le lieutenant Jousselin,
+
substitut du rapporteur, a entendu un
+
publiciste, M. Adrien Rinder, sure les affaires
+
Loustalot-Comby. Il a également entendu
+
le secrétaire du député des Landes.
+
 
+
L'Affaire Turmel
+
TURMEL ET BULOW
+
Le depute des Cotes-du-Nord, M. Turmel,
+
sera amene demain devant le capitaine
+
Mangin-Bocquet et interroge sur sa presence
+
a Rome et ses tentatives pour avoir un
+
entretien avec le prince de Bulow.
+
 
+
Les procaines Elections
+
 
+
UN CANDIDAT GERMANOPHILE A MADRID
+
 
+
madrid, 21 janvier. M. Benavente, l'auteur
+
dramatique bien conne, est candidat
+
a madrid pour les prochaines elections. Il
+
s'est presente avec l'etiquette mauriste. On
+
sait que M. benavente n'a jamais cache ses
+
sentiments germanophiles.
+
 
+
 
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+
 
+
Les Événements de Russie   
+
 
+
Proclamation des Maximalistes sur les Troubles de Vendredi
+
 
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Petrograd, 20 Janvier. -- Le Comité exécutif a adressé a la population de Petrograd l'appel suivant:
+
 
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Les ennemis du peuple répandent le bruit que, dans la journée du 18 Janvier, des ouvriers et soldats révolutionnaires ont tiré sur une démonstration pacifique d'ouvriers; cela se fait dans le but de semer le trouble et le désordre dans les masses de travailleurs, de causer des excès et d'attenter contre les leaders révolutionnaires.  Il est déjà établi que les provocateurs ont tiré sur les matelots, les soldats et les ouvriers qui assurent l'ordre de la ville.  Le Comité central exécutif a entrepris une enquête énergique.  Les coupables seront jugés par les tribunaux révolutionnaires.  Les renseignements exacts seront, au plus tot, publies.
+
 
+
"Le Comité central exécutif propose à la population de ne pas croire ces bruits et de rester tranquille.  L'ordre révolution naire est assuré par les matelots, les ouvriers et les soldats."
+
 
+
Les Constituants ne pourront plus se réunir 
+
 
+
Pétrograd, 20 javier. -- Lenine a annoncé aux délégués des Soviets de province que toute réunion serait interdite aux membres de l'Assemblée constituante dissoute.
+
 
+
Les Questions commerciales
+
 
+
Bale, 21 janvier. -- Dimanche matin et dimanche après-midi ont eu lieu a Brest-Litovsk diverses seances des commissions avec les délégations russes et ukraniennes, séances motivées par les questions commerciales et juridiques.
+
 
+
L'Assassinat des deux anciens Ministres
+
 
+
Petrograd, 21 janvier.  -- Les deux anciens ministres qui ont été les victimes d'une ignoble tuerie appartenaient au parti cadet.
+
 
+
M. Kokochkine, professeur de droit constitutionnel, était entré comme contrôleur de l'Etat dans le premier cabine Kerensky.  Depuis lors, il s'était occupé d'organiser les élections à la Constituante, et c'est peut-être pour cette raison qu'il etait particulierement déteste des maximalistes.
+
 
+
Quart a M.Chingareff, il était l'une des figures les plus remarquables du monde politique russe.  Medecin, depute a la Douma, président de la commission de l'armée, tres competent dans les questions economiques, il etait entre dans le premier cabinet lvoff comme ministre des finances dans le second cabinet Lvoff.
+
>> 
+
Petrograd, 22 janvier. -- On a de nouveaux renseignements sur l'assassinat de MM. Chingareff et Kokochkine.  Les matelots qui participérent a l'attentat étaient au nombre d'une douzaine.  Dès leur entree dans l'hôpital, ils demandèrent où se trouvaient les lits des deux anciens ministres.  Un instant apres, M. Kokochkine était tué de deux balles tandis qu'il dormait.  M. Chingareff, éveillé par le bruit, protesta contre ce crime.  Six balles lui furent tirees, et les assassins quittèrent aussitôt l'hôpital.
+
 
+
Tirages financiers   
+
DU 21 JANVIER
+
 
+
VILLE DE PARIS 1871
+
Le numéros 954,735 gagne 100,00 frances.
+
Les deux numeros suivants gagnent chacun 50,000 frances:
+
 
+
1,278,502 956,736
+
 
+
>>Les dix numéros suivants gagnent chacun 10,000 francs:
+
976,675  605,481,  964,916  466,334 612,438  736,126  272,884  953,181  259,178  724,825
+
 
+
Les soixante-quinze numéros suivants gagnent chacun 1,000 francs:
+
  14,893        87,022      35,158        61,924          84,552          82,649
+
  36,747      105,207      136,405      152,427        153,331        163,868
+
  187,401      222,661    234,577      242,707        274,474        283,544
+
  306,085      321,066    368,047      374,950        385,360        404,149
+
  401,767      421,014    432,448      491,711        520,786          534,287
+
  641,414      658,380    668,210      680,711        705,721          707,651
+
  729,241      729,246    754,143      756,724        758,380          810,059
+
  821,517    838,916      841,344      849,590        858,317          855,820
+
  867,248      878,410    939,066      957,348        963,961          964,913
+
  976,674      976,680    986,982      104,965      1,076,323        1,077,849
+
1,082,750  1,094,356  1,104,830  1,124,040      1,129,576        1,133,585
+
1,149,291    1,167,062  1,223,381  1,234,039      1,242,156        1,280,457
+
  756,721      920,261    234,573
+
      4,572  numeros remboursables a 400 fr.
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BORDEAUX
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Il y a un an
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23 JANVIER 1917
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Aux Etats-Unis, les conseils allemands qui avaient lente de violer la neutralité du pays sont condamnés à deux ans de prison.
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Bataille navale dans la mer du Nord.  Plusieurs navires allemands sont détruits par une escadre anglaise.
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A l'embouchure de la rivière Para, le croiseur anglais "Glasgow" coule un corsaire allemand.
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Dans un discours prononcé a la Diète japonaise, M. Motono, ministre des affaires étrangères, définit le rôle du Japon dans la guerre actuelle.
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SOCIETE DE GEOGRAPHIE COMMERCIALE
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UNE ANNEE
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chez les Italiens en Guerre
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Conférence de M. Lucien Corpechot
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Poursuivant leur patriotique effort  de propagande, le Comité des conférences de l'effort de la France et de ses alliés et la Societe de geographie commerciale de Bordeaux nous ont permis d'entendre lundi soir M. Lucien Corpechot, qui rentre d'une mission longue et fructueuse en Italie.
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C'est à un public nombreux que M. Duthil, qui présidait, a présenté en termes heureux l'éminent conférencier.  Puis M. Corpechot a pris la parole et à immédiatement séduit son auditoire par son éloquence précise et chaleureuse.
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M. Corpechot voulait intituler sa conference:  "la Quatrieme Italie".  Il a , par la suite, renonce a cette idee, mais c'est bien de la quatrième Italie, l'Italie actuelle, qu'il veut parler, et non de l'Italie antique, de celle de la Renaissance ou de celle du "risorgimento"."
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L'orateur a passé un an chez nos amis latins.  Il a surtout vécu dans les milieux intellectuels, parmi les jeunes gens qui sont la force et l'espoir de leur patrie.
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Cette jeunesse est particulièrement ardente.  Au contre de la croyance commune, elle est avant tout pratique et réaliste.  Cela tient à ce qu'elle a fait ses études dans les Universités allemandes.  Avant la guerre, les recteurs allemands parcouraient l'Italie, choisissaient les meilleurs étudiants, leur donnaient des bourses gratutes et les emmenaient en Allemagne pour les initier à la Kultur, Toujours habiles, ils leur procuraient des éditeurs, Imprimaient gratuitement leurs thèses, imprimaient gratuitement leurs thèses, essayaient de se creer des amities solides, afin de les exploiter plus tard.
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Tout ce beau travail n'a servi qu'à mieux armer les Italiens contre l'Allemagne, et il faut nous en féliciter.
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Si les Italiens ont pu sortir de leur "dolce farniente" pour se jeter dans la plus horrible des guerres, c'est d'abord par raison politique, aussi bien pour rattacher a la mere=patrie les provinces irrédentes que pour realiser l'unite nationale.  Mais -- et M. Corpechot insiste sur ce point -- il y a eu surtout le "bouillement de la jeunesse, lasse d'être la gardienne du cimetière des aieux"  et désireuse d'être grande par elle-même.
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Cette mentalité chevaleresque mériterait une étude approfondie.  Elle se fait jour dans le "lettres d'un jeune Italien", le magnifique livre de Borsi, mort au champ d'honneur.
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Les vieux types classiques disparaissent, s'effacent devant les champions de la nouvelle Italie.  Naples, la ville du reve, est devenue la cite du fer, d'ou les "lazzaroni" ont disparu, Des usines halètent dans le val ou Lamartine connut graziella. et Portici est un faubourg industriel.
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L'effort est gigantesque et méthodique.  Les chemins de fer, aux retard legendaires, marchent admirablement.  La houille est remplacee par des lignites remarquablement traitées:  le rendement des chutes et cours d'eau est décuplé.  Quant aux finances, elles sont gérées d'une façon admirable. Il nous suffira de dire qu'avant d'entrer en guerre, les Italiens avaient sagement capitalise l'intérêt de leurs emprunts futurs.
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Mise a part l'affinité qui nous pousse vers nos frères latins, nous avon intérêt à les connaître, a nous lier étroitement avec eux.
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Pour cela, les initiatives officleiles sont efficaces, mais le initiatives individuelles valent mieux.  M. Corpechot fait l'éloge du prince et de la princesse de Broglie qui, non contents de multiplier les concerts, les conferences, les expositions d'art, ont fondé le Cercle franco-italien.  Ce cercle est un merveilleux centre de propagande francaise en Italie, et italienne en France.  Il possèdera bientôt des filiales dans toutes les grandes villes des deux nations alliées.
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M. Corpechot, qui a souvent été interrompu par de vigoureux applaudissements, termine ainsi sa belle conference:
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"Nous nous devons a nous-mêmes le respect de la verite, Nous devons aux Ialiens, nous devons beaucoup à cette jeune Italie, dont j'aurais voulu vous montrer mieux l'ardeur a vivre le courage, les haute aspirations.  Son intervention dans las lutte nous a apporté beaucoup; elle pourra nous donner dans lávenir plus encore ! Il est de notre devoir, evoir de reconnaissance, et de notre intérêt de resserrer les liens qui nous attachent à elle.  Vous ne verrez pas sans émotion sure les clichés du service photographique de l'armée que je vous apporté nos toroupes, mêleés de nouveau aux troupes italiennes sur les champs de la bataille économique et financiére, vous savez mieux que moi l'intérêt que nous avons, Italiens et Français, â demeurer étroitement unis. 
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"Messieurs, en me retrouvant au milieu de vóus, je songe avec un sentiment poiqnant à ces jours de deuil oû nous suivions ensemble dans un grand recueillement la dépouille mortelle de M. de Mun, le patroite que vous avez été les derniers à écouter et à applaudir.  Il aimait votre ville, il lui trouvait des aspects romains; il l'appelait une ville consulaire.  C'est à deux pas d'ici, dans son cabinet, dont la fenêtre ouvrait sur la magnifique perspective des Quinconces, qu'il écrivit lárticle, oû ouant a propos de la bataille de la Marne, la neutralité bien veillante de l'Italie, il célébrait avec éloquence la réconciliation et l'amitié des deux sœurs latines.  Messieurs, puisse cette voix qui prêcha l'union à établir et à maintenir, steller pour toujours l'entente et la concorde entre les alliés latins ! "
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Une belle ovation a salué les dernières phrases de M. Corpechot.
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De superbe clichés de guerre ont ensuite été projté sur l'écran, et M. Duthil a traduit le sentiment de toute l'assistance en remerciant M. Corpechot de la belle leçon de patroitisme on'il venait de donner. 
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Conférence Albert Thomas
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On nous prie d'informer le public que la conférence organisée par le parti socialiste et qui avait été renvoyée pour des raisons matérielles, aura lieu le samedi 26 janvier 1918, dans la salle de skating de l'Alhambra, rue d'Alzon, sous la présidence de M. Calixte Camelle, député de Bordeaux.
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M. Albert Thomas, député de la Seine, ancien ministre de l'armement, parlera de: "La Politique de Guerre du Parti Socialiste."
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Places à: 3 fr., 2 fr., 1 fr. et 0 fr. 50.
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Cartes, au siée du parti, 2, cours Saint-Jean.
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Avis aux Distillateurs-Liquoristes de la Gironde faisant l'Exportation
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Une quantité globale de 100 tonnes de sucre pour toute la France et par mois élant attribuée aux distillateurs-liquoristes, syndiqués ou non, qui font l'exportaitons faites, que chaque maison adresse immédiatement au Syndicat des vins et spiritueux de la Gironde, 2, rue Guillaume-Brochon, à Bordeaux, un bordereau certifié sincère des certificats de drawback qui lui ont été délivrés pendant toute l'année 1917, en portant sur ce bordereau: 
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1° La date de l'expedition; 2° la destination; 3° le bureau de douane qui a délivré le certificat; 4° la nature des produits exportés; 5° la quantité de sucre cristallisable pour laquelle le certificat a été délivré.
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Ces bordereaux devront parvenir au Syndicat des vins et spiritueux de la Gironde, 2, rue Guillaume-Brochon, à Bordeaux, avant le 25 janvier courant.
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Cette quantité de 100 tonnes étant notoirement insuffisante, il serait bon, pouvoir indiquer au ministère du ravitaillement les quantités de sucre réellement exportées.  d'établir un deuxième bordereau donnant en bloc les quantités de liqueurs exportées qui n'ont pas été soumises au drawback. 
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Il est indispensable que cette déclaration solt très sincère pour qu'elle puisse, le case échéant, être justifiće par les qcquits pris pour l'étranger ou par les permis de douane.
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Grand Festival des Alliés
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Le grand festival des alliés qui doit avoir lieu dans les salons de l'hôtel de ville, sous le haut patronage des autorités civiles et militaires de Bordeaux et du comité "France-Amérique", au profit de l'Ecole de rééducation des mutilés de guerre, est définitivement fixé au 10, 11 et 12 février prochain.
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Avec l'aide des consuls, les nationaux des pays alliés tiendront les comptoirs de vente.  Les colonies françaises seront également représentées.  Dans un but de propagande patriotique et pour faire connaître à nos amis américains les costumes militaires historiques de la France et les costumes de nos anciennes provinces, un concours d'enfants costumés sera organisé.  Les prix seront décernés par un jury américain.
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Une comédie, une audition u sergent Giguet et des danses anciennes complèteront le programme de cette superbe manifestation.
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L'entrée générale est fixée à 2 fr.
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Société Philomathique
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Aux termes d'un legs de M. Blanchard-Latour, la Société Philomathique peut accorder des allocations pour venir en aide aux élèves nécessiteux et les plus studieus de ses cours, spécialement à ceux de l'industrie du bâtiment.
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Les parents et les patrons des jeunes ouvriers et apprentis inscrits à ces cours qui leur paraîtront susceptibles de recevoir une de ces allocaitons, sont priés de les signaler au directeur général des cours, 66 , rue Saint-Sernin, en indiquant, pour chacun d'eux, le cours auquel il est inscrit et tous les renseignements, utiles, permettant de classer les candidats suivant le degré d'interêt prēsenté par chacun d'eux.  Ces renseignements porteront notamment sur l'âge, la profession et al situation de la famille, nombre de freres et sœurs, charges et resources des parents, nom et adresse du patron, etc.
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L'Indélicat Manœuvre
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Lundi après-midi, le service de la brigade mobile a procédé, dans les bois de Canéjan, à l'arrestation d'un manœuvre espagnol Antonio B..., trente-quatre ans, demeurant rue Vandebrande.  Ce manœuvre était au service de Mme Bon, entrepreneur de transports au Bouscat, et faisait les charrois entre Cestas et Bordeaux.  Trouvant sans doute que so gain journalier ne concordait plus avec les exigences de la vie chère, il eut recours au procédé suivant: il établit une fausse facture de 410 francs, qu'íl toucha chez M. Lesage, entrepreneur de bois: it fit ensuite une demande de 100 francs à sa patronne, sous prétexte de débours qu'íl avait avancés, et enfin il emprunta à la belle-mère de Mme Bon une somme de de 100 francs; puis, satisfait, il disparut.
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A la suite de la plainte portée contre l'indélicat manœuvre, sa piste fut bientôt retrouvée.
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Appréhendé, Antonio B..., qui reconnaît les faits, prétend avoir agi ainsi pur récupérer de l'argent que sa patronne lui devait.
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Il a été écroué et mis à la disposition du petit parquet.
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Les Vols dans les Gares
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Des vols importants de chaussures nationales et de lingerie ont été commis a la gare Saint Jean, près du pont du Guit. 
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Une première nuit, les voleurs étaient trois; la nuit suivante, ils étaient dix.
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Ils ont été surpris au moment où ils faisaient passer par-dessus la grille de la gare les colis dérobés dont la valeur est estimée à 5,000 fr environ.  Ils ne sont âgés que de 15 à 17 ans; ils opéraient depuis deux mois déjà dans les gares de Bordeaux. 
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Les six voleurs pris sur le fait ont été présentés au commissariat spécial qui les a défėrés au petit parquet. L'affaire est à l'ínstruction.
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Citations à l'Ordre
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--Est cité à lórdre du corps d'armée, Marc Chautard, maréchal des logis mécanicien: "Sous-chef mécanicien modèle. A fait preuve, le 6 mail 1917, du plus grand sang-froid et d'un mépris absolu du danger en prenant, sous un violent bombardement qui vanait de détruire un caisson et de faire sauter un dépôt de munitions, toutes mesures nécessaires pour éviter la propagation de l'explosion."
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--Est cité å lórdre de l'armée, l'aspirant Max Célérier: "Excellent chef de section, a su, par sa crânerie, prendre un ascendant considérable sur ses chasseurs.  En dépit d'un violent tir de barrage décienché par un avion ennemi, volant à très basse altitude, a pénétré avec un élan superbe dans les tranchées allemandes, cù il a fait de sa main un officier prisonnsier. »
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M. Max Célérier est le frère du lieutenant Claude Célérier, dont nous avous précédemment publié les belles citations, et dont la mort a, ces jours derniers, si douloureusement frappé sa famille et ses åmis.
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--Est cité å lórdre de la division, Louis-Paul-Abel Auschitzky attaché de 2e classes å l'intendance (armée d'Orient): «a Assuré le ravitaillement d'une division en Albanie et en Macédoine dans des conditions difficiles et sous de violents bombardements d'avions, qui ont causé la mort du gestionnaire des subsistances et blessé plusieurs hommes.  Demeuré à la tête du service par suite de l'évacuation du sous [illegible] a su, pendant trois mois parer à tous les besoins dans une région éloiguée de la joie ferrée et a fait preuve d'intelligence, d'énérgie, de tact et de dévouement.»
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M. Auschitzky est le très sympahitque et distingué avocat à la cour d'appel de Bordeaux.  Nous nous joignons å ses confrères, å ses nombreux amis, pour lui adresser de bien sincères f?lloitaitons.
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---Est Oi? å lórdre du régiment, Adrien Laborde, caporal-pionnier, C. M. R., cl. 1905, 212c règiment d'infanterie: “ Grad d'une energic remarquable et possédant un haut sentiment du devoir.  Au front depuis trois années, de 1914 a 1917 a donné, en toutes circonstances, l'example d'un dévouement inlassable et d'une vaillance digne d'élogês. «
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Ce courageux caporal, qui demeure å Bordeaux, 61, rue Terrasson, est employé à la Compagnie des tramways et omnibus de Bordeaux, où pendant son absence, sa femme assure vaillamment son service.
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---Notre sympathique concitoyen, M. Pierre Caly, chirurgien-dentiste å Bordeaux, cours d'Albret, depuis longtemsp au front en cette qualité, vient d'être l'objet de la citation suivante å l'ordre du jour du régiment: «Dentiste militaire dévoué, s'est employé activement à donner des soins éclairés et dans des conditions difficiles aux hommes du régiment jusque dans les lignes avancées.»
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---Est cité à l'ordre du régiment, le soldate de 2e classe Pierre Chabaudet (classe 1916), du 140e régiment d'infanterie: «Mitrailleur calme et courageux, s'est distingué pendant l'attaque du 23 octobre 1917.»
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Les parents de ce jeune brave habitent Bordeaux, rue Tillet, 25.
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[...end of 4th column]
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