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>> Petrograd, 20 Janvier. -- Le Comite executif a dresse a la population de Petrograd l'appel suivant:
 
>> Petrograd, 20 Janvier. -- Le Comite executif a dresse a la population de Petrograd l'appel suivant:
 
>>Les ennemis du peuple repandent le bruit que, dans la journee du 18 Janvier, des ouvriers et soldats revolutionnaires ont tire sur une demonstration pacifique d'ouvriers; cela se fait dans le but de semar le trouble et le desordre dans les masses de travailleurs, de causer des exces et d'attenter contre les leaders revolutinnalres.  Il est deja etabli que les provocateurs ont tire sur les matelots, les soldats et les ouvriers qui assurent l'orare de la ville.  Le Comite central executif a entrepris une enquete energique.  Les coupables seront juges par les tribunaux revolutionnaires.  Les renseignements exacts seront, au plus tot, publies.
 
>>Les ennemis du peuple repandent le bruit que, dans la journee du 18 Janvier, des ouvriers et soldats revolutionnaires ont tire sur une demonstration pacifique d'ouvriers; cela se fait dans le but de semar le trouble et le desordre dans les masses de travailleurs, de causer des exces et d'attenter contre les leaders revolutinnalres.  Il est deja etabli que les provocateurs ont tire sur les matelots, les soldats et les ouvriers qui assurent l'orare de la ville.  Le Comite central executif a entrepris une enquete energique.  Les coupables seront juges par les tribunaux revolutionnaires.  Les renseignements exacts seront, au plus tot, publies.
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>>"Le Comite central executif propose a la population de ne pas croire ces bruits et de rester tranquille.  L'ordre revolution naire est assure par les matelots, les ouvriers et les soldats."
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Les Constituants ne pourront plas se reanir
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>>Petrograd, 20 javier. -- Lenine a annonce aux deleques des Soviets de provience que toute reunion serait interdite aux membres de l'Assemblee constituante dissoute.
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Les Questions commerciales
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>>Bale, 21 janvier. -- Dimanche matin et dimanche apres-midi ont eu lieu a BrestLitovsk diverses seances des commissions avec les delegations russes et ukraniennes, seances motivees par les questions commerciales et juridiques.
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L'Assasinat des deux aciens Ministres
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>>Petrograd, 21 janvier.  -- Les deux anciens ministres qui ont ete les victimes d'une ignoble tuerie appartenaient au parti cadet.
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>>m. Kokochkine, professeur de droit constituionnel, etait entre come controleur de l'Etat dans le premier cabine Kerensky.  Depuis lors, il s'etait occupe d'organiser les elections a la Constituante, et c'est peut-etre pour cette raison qu'il etait particulieremeat deteste des maximalistes.
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>>Quart a M.Chingareff, il etait l'une des figures les plus remarquables du monde politique russe.  Medecin, depute a la Douma, president de la commission de l'armee, tres competent dans les questions economiques, il etait entre dans le premier cabinet lvoff comme mintsire des finances dans le second cabinet Lvoff.
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>>  Petrograd, 22 janvier. -- On a de nouveaux reseignements sur l'assassinat de MM. Chingareff et Kokochkine.  Les matelots qui participerent a l'attentat etaient au nobre d'une douzaine.  Des leur entree dans l'hopital, ils demanderent ou se trouvaient les lits des deux anciens ministres.  Un instant apres, M. Kokochkine etait tue de deux balles tandis qu'il dormait.  M. Chingareff, eveille par le bruit, protesta contre ce crime.  Six balles bui furent tirees, et les assassins quitterent aussitot l'hopital.
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Tirages financiers
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DU 21 JANVIER
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VILLE DE PARIS 1871
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>>Le numero 954,735 gagne 100,00 frances.
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>>Les deux numeros suivants gagnent chacun 50,000 frances:
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>> 1,278,502 956,736
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>>Les dix numeros suivants gagnent chacun 10,000 francs:
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976,675  605,481,  964,916  466,334 612,438  736,126  272,884  953,181  259,178  724,825
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>>Les soixante-quinze numeros suivants gagnent chaun 1,000 francs:
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  14,893        87,022      35,158        61,924          84,552          82,649
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  36,747      105,207      136,405      152,427        153,331        163,868
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  187,401      222,661    234,577      242,707        274,474        283,544
 +
  306,085      321,066    368,047      374,950        385,360        404,149
 +
  401,767      421,014    432,448      491,711        520,786          534,287
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  641,414      658,380    668,210      680,711        705,721          707,651
 +
  729,241      729,246    754,143      756,724        758,380          810,059
 +
  821,517    838,916      841,344      849,590        858,317          855,820
 +
  807,248      878,410    939,066      957,348        963,961          964,913
 +
  976,674      976,680    986,982      104,965      1,076,323        1,077,849
 +
1,082,750  1,094,356  1,104,830  1,123,040      1,129,576        1,133,585
 +
1,149,291    1,167,062  1,223,381  1,234,039      1,242,156        1,280,457
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  756,721      920,261    234,573
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      4,572  numeros remboursables a 400 fr.
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BORDEAUX
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Il y a un an
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23 JANVIER 1917
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>>Aux Etats-Unis, les conseils allemands qui avadient lente d violer la neutralite du pays sont condamnes a deux ans de prison.
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>>Balaille navale dans la mer du Nord.  Plusieurs navires allemands sont detruits par une escadre anglaise.
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>>A l'embouchure de la riviere Para, le croiseur anglais "Glasgow" coule un corsaire allemand.
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>>Dans un discours pronounce a la Diete japonaise, M. Motono, ministre des affaires etrangeres, definit le role du Japon dans la guerre actuelle.
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SOCIETE DE GEOGRAPHIE COMMERCIALE
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UNE ANNEE
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chez les Italiens en Guerre
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Conference de M. Lucien Corpechot
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>>Pourseuivant leur patriotique effort  de propagande, le Comite des conferences de l'effort de la France et de ses allies et la Societe de geographie commerciale de Bordeaux nous ont permis d'entendre lundi soir M. Lucien Corpechot, qui rentre d'une mission longue et fructueuse en Italie.
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>>C'est a un public nombreux que M. Duthil, qui presidait, a presente en termes heureux l'eminent conferencier.  Puis M. Corpechot a pris la parole et a mimmediatement seduit son auditoire par son eloquence precise et chaleureuse.
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>>M. Corpechot voulait intituler sa conference:  "la Quatrieme Italie".  Il a , par la suite, renonce a cette idee, mais c'est bien de la quatrieme Italie, l'Italie actuelle, qu'il veut parler, et non de l'Italie antique, de celle de la Renaissance ou de celle du "risorgimento"."
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>>L'orateur a passe un an chex nos amis latins.  Il a surtout vecu dans les milieux intellectuels, parmi les jeunes gens qui sont la force et l'espoir de leur patrie.
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>>Cette jeunesse est partticulierement ardente.  Au contre de la croyance commune, elle est avant tout pratique et realliste.  Cela tient a ce qu'elle a fait ses etudes dans les Universities allemandes.  Avant la guerre, les recteurs allemands parcouraient l'Italie, choisissaient les meilleurs etudiants, leur donnafent des bourses gratutues et les emmenaient en Allemagne pour les initier a la Kultur, Toujours habiles, ils leur procuraient des editeurs, Imprimaient grafuitement leurs theses, imprimaient gratuitement leurs theses, essayaient de se creer des amities solides, afin de les exploiter plus tard.
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>>Tout ce beau travail n'a servi qu'a mieux armer les Italiens contre l'Allemagne, et il faut nous en feliciter.
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>>Si les Italiens ont pu sortir de leur "dolce farniente" pour se jeter dans la plus horrible des guerres, c'est d'abord par raison politique, aussi blen pour rattacher a la mere=patrie les provinces irredentes que pour realiser l'unite nationale.  Mais -- et M. Corpechot insiste sur ce point -- il y a eu surtout le "bonillement de la jeunesse, lasse d'etre la gardienne du crimetiere des afeux"  et desirouse d'etre grande par elle-meme.
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>>Cette mentalite chevalcresque meriterait une etude approfondie.  Elle se fait jour dans le "lettres d'un jeunne Italien", le magnifique livre de Borsi, mort au champ d'honneur.
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>>Les vieux types classiques disparaissent, s'effacement devant les champions de la nouvelle Italie.  Naples, la ville du reve, est devenue la cite du fer, d'ou les "lazzaroni" ont disparu, Des usines haletent dans le val ou Lamartine connut graziella. et Portici est un faubourg industriel.
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>>L'effor est gigantesque et methodique.  Les chemins de fer, aux retard legendaires, marchent admirablement.  La houille est remplacee par des lignites remarquablement traitees:  le rendement des chutes et cours d'eau est decuple.  Auant aux finances, elles sont gerees d'une facon admireable. Il nous suffira de dire qu'avant d'entrer en guerre, les Italiens avaient sagement capitalise l'interet de leurs emprunts futurs.
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>>Mise a part l'affinite qui nous poussevers nos freres latins, nous avon interet a les connaitre, a nous lier etroilement avec eux.
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>>Pour cela, les initiatives officleiles sont efficaces, mais le initiatives indviduelles valent mieux.  M. Corpechot fait l'eloge du prince et de la princesse de Broglie qui, non contents de multiplier les concerts, les conferences, les expositions d'art, ont fonde le Cercle france-italien.  Ce cercle est un mereilleux centre de propagande francaise en Italie, et italienne en France.  Il possedera bientot des filiales dans toutes les grandes villes des deux nations alliees.
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>>M. Corpechot, qui a sourvent elte interrompu par de vigoureux applaudissements, termine ainsi sa belle conference:
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>>"Nous nous devons a nous-memes le respect de la verite, Nous devons aux Ialiens, nous devons beaucoup a cetto jeune Italie, dont j'aurais voulu vous monstrer mienx l'ardeur a vivre le courage, les

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L'Affaire Malvy

Premiere Seance de la Haute-Cour

>>Paris, 21 janvier. -- Jamais, depuis la guerre, le vieux Luxembourg n'a presente une aussi grande animation qu'aujourd'hui. L'affluence est enorme. Des une Heure et demie, a la porte d'entree, face a la rue de Tournon, des groupes de curieux, maintenus par des agents, se montrent au passage des senateurs et anciens ministres. Les curieux esperent assister a l'arrivee de M. Malvy. Mais ils sont decus, car l'ancien ministre de l'interieur n'assistera qu'a la deuxieme audience de la Haute-Cour. >>Maintenus par un service d'ordre discret, de nombreux photogrphes prennent des bliches, notamment de MM. Cenac et Lomard, les deux avocats generaux du procureur general, qui arrivent a pied. >>A l'interleur de palais, peu de changement aux consignes, cependant l'entree des caries est rigoureusement controlee par les huissiers. A la porte donnant acces a la salle de la presse, un garde republicain de planton reclame la carte a chaque personne qui se presente. >>On a du refuser des cartes d'entree, et les questeurs, d'accord avec le prefet de police, ont pris des mesures d'ordre severes tant pour l'interieur que pour l'exterieur du Palais. Aujourd'hui, cependant, il ne s'agit que d'un simple ceremonial, la premiere grande audience de la Hante-Cour neviendra qu'avec la lecture du requisitoire ue M. Merillon, lecture faite en presence de M. Malvy et de son defenseur. Pour le moment, il n'est question pour le Senat que de se "saisir", comme on dit en langage judiciaire, de l'accusation. La presidence et la questure du Senat ont pris, lematin, les dernieres dispositions en vue de la seance. Les huit secretaires redacteurs designes pour remplir les fonctions de greffiers ont prete le serment d'usage entre les mains de M. Antonin Dubost.

L'Ouverture de la Seance >>Les senateurs sont venus en tres grand nombre. En effet, sur 247 senateurs, 213 sont presents. >>Un long silence s'etablit dans la salle dorsqu'adeux heures precises, le president fait son apparition, suivi de m.Bonet-Maury, secretaire general, qui remplira les foncitions de greffier pendant toute la duree de la Haute-Cour. >>Grave, solennel, avec une voix ferme mais legeremet emue, M. Antonin Dubost ouvre la seance.

PREMIERES FORMALITES >>Il donne aussitot lecture de la notification a lui faite par la Cour de cassation, relative a la designation du ministere public, ainsi que de la decision de la Chambre mettant en accusation M. Malvy, ancien ministre de l'interieur, sous la prevention: >>1. D'avoir, de 1914 a 1917, sur le territoire de la Republique et dans l'exercice de ses fonctions de ministre de l'interieur, renseigne l'ennemi sur tous nos projets militaires et diplomatiques et specialement sur le projet d'attaque du Chemin des Dames. >>2. D'avoir, dans les memes circonstances da temps et de lieu et dans l'exercice de ses fonctions de ministre de l'interieur, favorise l'ennmeni en provoquant ou excitant des mutineries militaires. >>L'Assemblee reste profondement silencieuse pendant ces lectures. >>Le president demande ensuite au Senat de se consituer en Haute-Cour de justice. Aucune opposition n'etant faite, il en est ainsi decide. >>La seance est levee, puis rouverte vingt minutes apres. C'est alors que s'ouvre reellement la Haute-Cour proprement dite.

L'Appel nominal

>>A la reprise, il est procede a l'appel nominal; chaque senateur doit repondre present a l'appel de son nom. La premiere lettre appelee est la letire D, et il se trouve que le premier senateur nomme est m> Dande. La similitude de nom avec le directeur de l' "Action francaise" entraine quelques rires dans l'assemblee et les tribunes. >>Trente-cing senateurs ne repondent pas a l'appel de leur nom. Ce sont: >>MM. Daude (Lozere), Dron (Nord), Ermant (Aisne), Farny (Seine-et-Marne), de Freycinet (Seine), Gaudin de Villaine (Manche), Gentilliez (Aisne), Huguet (Pasde-Calais), Gentilliez (Aisne), Huguet (Pasde-Calais), Charles Humbert (Meuse), Jeanneney (Haute-Saone), Jonnart (Pas-de-Catais), Jouffray (Isere), Latappy (Landes), Limon (Cotes-du-Nord, de Marcere (inamovible), Jules Mercier (Loire-Inferieure), Merlet (Maine-et-Loire), Pans (Pyrenees-Orientales), Stephen Pichon (Jura), Potie (Nord), Real (Loire), Rey (Lot), Saint-Romme (isere), Ville (Allier), Vinet (Eure-et-Loir), Vissaguet (Haute-Loire), Aubry (Algerie), Baudet (Eure-et-Loir), Bepmale (Haute-Garoane), Blane (Haute-Alpes), Boudenoot (Pas-de-Calais), Chaumie (Lotet-Garonne), Jules Mercier (Haute-Savole), Clemenceau (Var), Crepin (La Reunion). >>Apres cette formalite assez rapide, le president ordonne que les membres du parjuet solent introduits.

LE PARQUET >>M. Daniel Merillon, procureur general pres la Haute-Cour, ainst que MM. Cenac et Lombard font alors leur entree, montent a la tribune et s'inclient vers l'assemblee, Les trois hauts magistrats, en grand constume, portent la toge rough et l'hermine.

A HUIS-CLOS >>Le president leur remet le dossier, Il declare que la Haute-Cour va se reunir en chambre du conseil. Cette seance n'etant pas publique, les tribunes sont evacuees. >>Pendant la rerinton en chambre du conseil, tous les couloirs donnant immediatement acces a la salle d'audience sont rigoureusement interdits au public et au personnel du Senat. Cependant, contrirement a ce qui a eu lieu pendant les seances en comite secret, les portes du Senat n'ont pas ete fermees et le public a acces dans le palais comme d'habitude. >> A cinq heures dix, les tribunes sont rouvertes au public et l'audience de la Haute-Cour est reprise. Le president invite la Haute-Cour a decider quei jour elle entend se reunir en audience pholique, et il demande a ce propos l'avis du procureur general. >>M. Merillon se leve et explique qu'aux termes de la loi de 1889, un delai de trois jours serait suffisant, mais qu'aux termes de la loi du 5 janvier 1918, ie delai devrait etre au moins de cinq jours. Il estime que la loi de 1889 s'appliquerait plutot en la matiere, mais qu'en raison de la necessite de permettre a l'accuse de se mettre en mesure de comparaftre, il propose le delai de cinq jours, Il demande donc a la cour de s'ajourner a huitaine. (Approbations unanimes.) >>En consequence, le president de la Haute-Cour annonce que l'audience est renvoyee au lundi 28 janvier. Les membres du ministere public sont reconduits par les huisiers et l'audience est levee a cinq heures un quart.

LA QUESTION DE COMPETENCE >>Paris, 21 janvier. -- La question de competence que M. Jenvouvrier devait soulever n'a pas ete discutee dans cette premiere audience Elle sera discutee lundi prochain, parait-il.


La Prochaine Audience >>Paris, 21 janvier, --Dans son audience de lundi prochain, la Haute-Cour entendra la lecture des requisitions du procureur general, puis le president fera subir l'interrogatoire d'identite a M. Malvy, qui assistera a l'audience avec son defenseur, Me Bourdillon, avocat d'office, designe par le batonnier. Le dossier de la Chambre sera alors transmis a la commission d'instruction pour supplement d'enquete.

Les Senateurs absents pourront-ils sieger ulterieurement? >>Apres la premiere audience de la Haute-Cour, on dit qu'au debut de la reunion en chambre du conseil, M. Antonin Dubost aurait manifeste sa surprise qu'un aussi grand nombre de senateurs n'eussent pas repondu a l'appel de leur nom, et il demandait qu'll fut procede a un nouvel appel, ce qui fut fait, De nombreuses explications eurent alors lieu. Plusieurs membres de l'Assemblee firent remarquer que l'audience de ce jour n'etait qu'une for malite de consitution de la Haute-Cour, qui n'etait surprenant que ceux de leurs collegues absents fussent prives de leur droit de juger. >>Une longue discussion s'engage alors sur cette question. Elle aurait, dit-on, ete tres vive et ce n'aurait ete qu'apres deux votes que la Haute-Cour aurait decide que, puisqu'il n'y avait pas eu debat, les senateurs absents aujourd'hui ne pouvaient etre forclos. Le president aurait alors rendu un arret dans ce sens: ce ne serait alops qu'apres l'appel nominal de lundi prochain que les forclusions pourraient etre definitives. >>(En terme de jurisprudence, la forclusion est la perte d'un droit qui n'a pas ete exerce en temps utile.)


Les Evenements de Russie

Proclamation des Maximalistes sur les Troubles de Vendredi

>> Petrograd, 20 Janvier. -- Le Comite executif a dresse a la population de Petrograd l'appel suivant: >>Les ennemis du peuple repandent le bruit que, dans la journee du 18 Janvier, des ouvriers et soldats revolutionnaires ont tire sur une demonstration pacifique d'ouvriers; cela se fait dans le but de semar le trouble et le desordre dans les masses de travailleurs, de causer des exces et d'attenter contre les leaders revolutinnalres. Il est deja etabli que les provocateurs ont tire sur les matelots, les soldats et les ouvriers qui assurent l'orare de la ville. Le Comite central executif a entrepris une enquete energique. Les coupables seront juges par les tribunaux revolutionnaires. Les renseignements exacts seront, au plus tot, publies. >>"Le Comite central executif propose a la population de ne pas croire ces bruits et de rester tranquille. L'ordre revolution naire est assure par les matelots, les ouvriers et les soldats."


Les Constituants ne pourront plas se reanir >>Petrograd, 20 javier. -- Lenine a annonce aux deleques des Soviets de provience que toute reunion serait interdite aux membres de l'Assemblee constituante dissoute.

Les Questions commerciales >>Bale, 21 janvier. -- Dimanche matin et dimanche apres-midi ont eu lieu a BrestLitovsk diverses seances des commissions avec les delegations russes et ukraniennes, seances motivees par les questions commerciales et juridiques.

L'Assasinat des deux aciens Ministres >>Petrograd, 21 janvier. -- Les deux anciens ministres qui ont ete les victimes d'une ignoble tuerie appartenaient au parti cadet. >>m. Kokochkine, professeur de droit constituionnel, etait entre come controleur de l'Etat dans le premier cabine Kerensky. Depuis lors, il s'etait occupe d'organiser les elections a la Constituante, et c'est peut-etre pour cette raison qu'il etait particulieremeat deteste des maximalistes. >>Quart a M.Chingareff, il etait l'une des figures les plus remarquables du monde politique russe. Medecin, depute a la Douma, president de la commission de l'armee, tres competent dans les questions economiques, il etait entre dans le premier cabinet lvoff comme mintsire des finances dans le second cabinet Lvoff. >> Petrograd, 22 janvier. -- On a de nouveaux reseignements sur l'assassinat de MM. Chingareff et Kokochkine. Les matelots qui participerent a l'attentat etaient au nobre d'une douzaine. Des leur entree dans l'hopital, ils demanderent ou se trouvaient les lits des deux anciens ministres. Un instant apres, M. Kokochkine etait tue de deux balles tandis qu'il dormait. M. Chingareff, eveille par le bruit, protesta contre ce crime. Six balles bui furent tirees, et les assassins quitterent aussitot l'hopital.


Tirages financiers DU 21 JANVIER

VILLE DE PARIS 1871 >>Le numero 954,735 gagne 100,00 frances. >>Les deux numeros suivants gagnent chacun 50,000 frances: >> 1,278,502 956,736 >>Les dix numeros suivants gagnent chacun 10,000 francs: 976,675 605,481, 964,916 466,334 612,438 736,126 272,884 953,181 259,178 724,825

>>Les soixante-quinze numeros suivants gagnent chaun 1,000 francs:

  14,893        87,022       35,158         61,924           84,552           82,649
  36,747      105,207      136,405       152,427         153,331         163,868
 187,401      222,661     234,577       242,707         274,474         283,544
 306,085      321,066     368,047       374,950         385,360         404,149
 401,767      421,014     432,448       491,711         520,786          534,287
 641,414      658,380     668,210       680,711         705,721          707,651
 729,241      729,246     754,143       756,724         758,380          810,059
 821,517     838,916      841,344       849,590         858,317          855,820
 807,248      878,410     939,066       957,348         963,961          964,913
 976,674      976,680     986,982       104,965      1,076,323        1,077,849

1,082,750 1,094,356 1,104,830 1,123,040 1,129,576 1,133,585 1,149,291 1,167,062 1,223,381 1,234,039 1,242,156 1,280,457

  756,721       920,261    234,573
      4,572  numeros remboursables a 400 fr.


BORDEAUX

Il y a un an 23 JANVIER 1917

>>Aux Etats-Unis, les conseils allemands qui avadient lente d violer la neutralite du pays sont condamnes a deux ans de prison. >>Balaille navale dans la mer du Nord. Plusieurs navires allemands sont detruits par une escadre anglaise. >>A l'embouchure de la riviere Para, le croiseur anglais "Glasgow" coule un corsaire allemand. >>Dans un discours pronounce a la Diete japonaise, M. Motono, ministre des affaires etrangeres, definit le role du Japon dans la guerre actuelle.


SOCIETE DE GEOGRAPHIE COMMERCIALE

UNE ANNEE chez les Italiens en Guerre

Conference de M. Lucien Corpechot

>>Pourseuivant leur patriotique effort de propagande, le Comite des conferences de l'effort de la France et de ses allies et la Societe de geographie commerciale de Bordeaux nous ont permis d'entendre lundi soir M. Lucien Corpechot, qui rentre d'une mission longue et fructueuse en Italie. >>C'est a un public nombreux que M. Duthil, qui presidait, a presente en termes heureux l'eminent conferencier. Puis M. Corpechot a pris la parole et a mimmediatement seduit son auditoire par son eloquence precise et chaleureuse. >>M. Corpechot voulait intituler sa conference: "la Quatrieme Italie". Il a , par la suite, renonce a cette idee, mais c'est bien de la quatrieme Italie, l'Italie actuelle, qu'il veut parler, et non de l'Italie antique, de celle de la Renaissance ou de celle du "risorgimento"." >>L'orateur a passe un an chex nos amis latins. Il a surtout vecu dans les milieux intellectuels, parmi les jeunes gens qui sont la force et l'espoir de leur patrie. >>Cette jeunesse est partticulierement ardente. Au contre de la croyance commune, elle est avant tout pratique et realliste. Cela tient a ce qu'elle a fait ses etudes dans les Universities allemandes. Avant la guerre, les recteurs allemands parcouraient l'Italie, choisissaient les meilleurs etudiants, leur donnafent des bourses gratutues et les emmenaient en Allemagne pour les initier a la Kultur, Toujours habiles, ils leur procuraient des editeurs, Imprimaient grafuitement leurs theses, imprimaient gratuitement leurs theses, essayaient de se creer des amities solides, afin de les exploiter plus tard. >>Tout ce beau travail n'a servi qu'a mieux armer les Italiens contre l'Allemagne, et il faut nous en feliciter. >>Si les Italiens ont pu sortir de leur "dolce farniente" pour se jeter dans la plus horrible des guerres, c'est d'abord par raison politique, aussi blen pour rattacher a la mere=patrie les provinces irredentes que pour realiser l'unite nationale. Mais -- et M. Corpechot insiste sur ce point -- il y a eu surtout le "bonillement de la jeunesse, lasse d'etre la gardienne du crimetiere des afeux" et desirouse d'etre grande par elle-meme. >>Cette mentalite chevalcresque meriterait une etude approfondie. Elle se fait jour dans le "lettres d'un jeunne Italien", le magnifique livre de Borsi, mort au champ d'honneur. >>Les vieux types classiques disparaissent, s'effacement devant les champions de la nouvelle Italie. Naples, la ville du reve, est devenue la cite du fer, d'ou les "lazzaroni" ont disparu, Des usines haletent dans le val ou Lamartine connut graziella. et Portici est un faubourg industriel. >>L'effor est gigantesque et methodique. Les chemins de fer, aux retard legendaires, marchent admirablement. La houille est remplacee par des lignites remarquablement traitees: le rendement des chutes et cours d'eau est decuple. Auant aux finances, elles sont gerees d'une facon admireable. Il nous suffira de dire qu'avant d'entrer en guerre, les Italiens avaient sagement capitalise l'interet de leurs emprunts futurs. >>Mise a part l'affinite qui nous poussevers nos freres latins, nous avon interet a les connaitre, a nous lier etroilement avec eux. >>Pour cela, les initiatives officleiles sont efficaces, mais le initiatives indviduelles valent mieux. M. Corpechot fait l'eloge du prince et de la princesse de Broglie qui, non contents de multiplier les concerts, les conferences, les expositions d'art, ont fonde le Cercle france-italien. Ce cercle est un mereilleux centre de propagande francaise en Italie, et italienne en France. Il possedera bientot des filiales dans toutes les grandes villes des deux nations alliees. >>M. Corpechot, qui a sourvent elte interrompu par de vigoureux applaudissements, termine ainsi sa belle conference: >>"Nous nous devons a nous-memes le respect de la verite, Nous devons aux Ialiens, nous devons beaucoup a cetto jeune Italie, dont j'aurais voulu vous monstrer mienx l'ardeur a vivre le courage, les