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LEUR CARTE DE GUERRE ET NOTRE CARTE DE PAIX Les Marchés alliés maîtres de l'Allemagne Voici que se dresse enfin l'arme suprê- me et terrible que la volonté de l'Entente tenait en réserve et qui seule est de taille à maintenir infrangibles et inébranlables les conditions de paix basées sur la justice qu'apres M. Lloyd George, le president Wilson vient de proclamer à la face du monde comme indispensables pour notre existence et pour notre liberté. Il ne s'agit plus désormais de preciser seulement ce que nous exigeons, mais de montrer que nous avons les moyens de l'imposer Si l'Allemagne affirme partout, au nom de sa fameuse "carte de guerre". qu'elle entend dicter à ses adversaires en occupant leurs territoîres des exigences dont elle est juge, à notre tour, nous avons en main, au cas où elle n'accepterait pas ce que nous voulons, de quoi la ruiner definitivement, lui enlever pour toujours les moyens de vivre. Elle commence à comprendre avec épouvante que nous irons s'il le faut jusque-là. La question est maintenant posée dans sa gravité tragique. Non seulement le president Wilson a déclaré qu'il pourrait être impossible, si les maitres ambitieux de l'Allemagne cherchaient ´ troubler la paix du monde, " d'admettre l'Allemagne aux rapports économiques libres qui doivent inévitablement sortir d'une veritable paix "; mais déjà´, les hommes d'affaires, les Chambres de commerce de l'Amérique envisagent froidement la possibilité de boycotter de tous les marchés alliés le commerce de l'Allemagne après la guerre, si elle conserve sa forme présente de gouvernement. Cette menace a donc cessé d'être théorique. C'est en pleine connaissance de cause, après de mûres et pratiques réflexions, après le patient inventaire de tout ce que nous avons entre les mains et dont nous pouvons la priver jusqu'à la faire mourir, qu'elle se formule. Elle a une autorité´ plus grande encore que tout avertissement venant des sources officielles. C'est la grève de toutes les forces formidables de l'activité économique des allies qui se refusent au barbare. Les termes du dilemme sont tres nets; ou la paix juste, telle que nous avons pose les conditions, ou la suppression tatale des matieres premieres, c'est-a-dire la famine, l'arret de toutes les industries, l'extermination en tant que nation productive. Quelles que soient, en effet, les branches de son industrie ou de son commerce, l'Allemagne ne peut alimenter ses usines en matieres premieres sans le concours des allies. Telle est la constatation irrefutable a laquelle aboutit l'inventaire ou, si l'on peut dire, la carte des matieres premieres alliees, dressee au ministere du commerce par M. Clementel. Les chiffres en son d'une eloquence sans replique. En vivres d'abord, l'Allemagne voit bloquer 85 millions de tonnes de froment contre 16 millions qu'elle produit avec l'Autriche. 23 contre 9 d'orge, 48 contre 12 d'avoine, 90 contre 7 de mais, 94 contre 0,1 de riz. Plus de the, plus de cafe, presque pas de cacao ni de tabac. Meme avec le concours de la Russie et de quelques neutres, c'est la famine Mais voici qui est plus grave encore. Pas le moindre coton contre nos 4 millions 1/2 de tonnes, pas de jute ni presque de chanvre; a peine 16,000 tonnes de soie et 100,000 de lin contre 230,000 et 1 million 225,000. Enfin, neant comme caoutchouc contre nos 130,000 tonnes et 13,000 tonnes a peine entre tous les neutres. Deficit a peu pres absolu aussi pour les graines oleagineueses qui conditionnaient chez nos ennemis tant d'industries, et dont ils peuvent obtenir a grand'peine 166,000 tonnes en face des 8 millions de l'Entente. Enfin, pour la metallurgie et les minerais, ou l'Allemagne manifestit l'orgueil insense de vouloir commander au monde, c'est un desastre. A peine 37 millions de tonnes de minerai de fer contre 105 a l'Entente, 28,000 tonnes de cuivre contre 780,000, 172,000 de plomb contre 1 million 100,000, 14,000 de nickel contre 390,000, 124,000 de manganese contre 2 millions 218,000; pas de platine, pas de tungstene, pas de bauxite. Ces chiffres, d'ailleurs, sont corrobores par ceux qui emanent de nos ennemis euxmemes. Nous avone sous les yeux la derniere edition qui a pu nous parvenir avant la guerre du Statistiches Jahrbuch fur das Deutsche Reich, donnant la situation du commerce exterieur de l'empire allemand pour 1912. Les marchandises detenues par les pays de l'Entente representent pous l'Allemagne 47,9% de ses importations totales. Quant aux marches de l'Entente, ils absorbent 45,3% des exportations de l'empire. Comment son industrie formidable, partout orientee vers la surproduction pourrait-elle subsister si des debouches pareils viennent tout a coup a se fermer?

Nous avons demande a un de nos plus distingues maitres de l'Universite de Bordeaux. M. Sauvaire-Jourdan, qui connait a merveille la situation economique de l'Allemagne, son opinion sur cette question si grave de laquelle depend, on peur le dire, tout l'enjeu de la guerre. Selon lui, une pareille menace, venant des Allies comme moyen d'arriver a une paix juste et d'eviter d'autres conflits, est des plus serieuses. Elle apparait meme comme une sanction positive sur laquelle peut se fonder plus tard cette Societe des Nations dont on parles tant et qui sans elle resterait quelque peu theorique. Contre une idee de ce genre, d'ailleurs, on ne peut elever aucune objection. Il est juste que nous gardions pour nous ce que nous avons, avant de servir les autres. Toute une grande phase de notre politique douaniere a ete jadis commandee par ce principe. C'etait, on s'en souvient, le systeme << pourvoyeur >>, Meme avec le mercantilisme, la politique de Colbert admet des restrictions importantes et des prohibitions d'exportation. C'est ainsi qu'on trouve des droits d'exportation sur les laines et sur les vins qui ont laisse longtemps des traces et n'ont guere disparu qu'a la veille de la Restauration. Le principe apparait surtout dans toute sa nettete a la belle epoque du systeme pourvoyeur. C'est ainsi que nous lisons dans le preambule d'une organnance de Philippe le Bel en 1305 : << Charite bien ordonnee commence par soi-meme. Ce serait cruaute, quand le champ d'ou nait la source a soif, de la laisser se repandre dans des terres etrangeres >>, Est-il possible de trouver formule plus saisissante et un interet plus actuel? Le public ne voit point assez, nous dit M. Sauvaire-Jourdan, que si l'Allemagne, quoiue bloquee, peut vivre a cette heure parce qu'elle a ses industries de guerre, au jour de la paix, quand elles disparaitront, elle va mourir de faim si ses industries normales ne sont pas rouvertes. Elle va se ruer sur les matieres premieres et sur les produits alimentairs essentiels. Or, elle ne peut vivre deux mois sans coton, sans caoutchouc, sans des quantites suffisantes de minerai de fer. Des avant les hostilites, il lui manquait 2 millions de tonnes de ce minerai. C'etait la terrible disette du fer (Erznoth) dont elle sentait deja la menace et qui l'obligeait a acheter enormement a Briey et a s'interesser a Segre et a Cherbourg. Si la guerre se termine, comme nous l'esperons, par la reprise de la Lorraine et que nous lui fermions les approvisionnements lorrains, c'en est fait de sa prosperite metallurgique. Elle se trouve en face d'une situation sans issue, avec une classe oubriere qui, en dehors des usines de guerre, ne peut travailler qu'avec les matieres premieres qu'elle n'a plus. Evidemment, la fermeture de ses exportations sur les marches allies se fera sentir plus lentement a cause des debouches qu'elle pourra trouver quelque temps en Russie; mais pour l'absence de matieres premieres, elle est frappee au coeur d'une maniere immediate et irreparable. Il s'ensuit du meme coup la fermeture des ports de l'Entente et l'impossiblite de se ravitailler en charbon en Asie et dans l'Amerique du Nord. C'est le boycottage de sa marine marchande, c'est-a-dire la ruine. On dit qu'elle passera par les neutres? Nous n'avons qu'a maintenir a l'egard de ces derniers le controle et le contingentement, qui, realises pendant la guerre, sont encore possibles apres elle. La question est donc tres grave et notre atout des plus puissants. Sans doute, iusqu'a present, notre metallurgic lorraine a vecu du coke allemand, contre lequel elle echangeait ses minerais; mais elle pourra, par des arrangements a intervenir, se ravitailler en Angleterre ou meme ailleurs. En definitive. si l'Allemagne a besion du monde, le monde n'a pas besion de l'Allemagne. Elle ne peut se passer du bloc allie, et nous pouvons nous passer d'elle! Quoi qu'il arrive, nous ne devrons jamais oublier que, s'il en est ainsi, c'est parce que l'Amerique est entree en guerre. Paul Frank

En Angleterre Demission de sir Edward Carson

Londres, 21 janvier.- Sir Edward Carson, ministre sans portefeuille, membre du comite directeur de la guerre, vient d'adresser au premier ministre sa demission est uniquement due a des considerations se rattachant a la convention irlandaise.

<<Quel que soit le resultat de la convention, dit-il, il apparait que ces debats peuvent conduire a une situation qui exige de la part du gouvernement une decision au sujet de la politique en Irlande. >> Apres un examen angoisee, j'eprouve la certitude que ce sera un avantage pour le cabinet de guerre de discuter cetter politique sans que je sois present, etant donne le role tres marquant que j'ai joue dans le passe dans la discussion du home-rule et les promesses qui me lient a mes amis de l'Ulster, >> Je desire aussi etre entierement libre moi-meme pour former mon jugement relativement a la nouvelle situation qui peur se presenter en tenant compte a la fois du devoir supreme qui nous est impose a tous d'aider a la poursuite de la guerre et de mes obligations personnelles comme chef du parti unioniste de l'Ulster. >>Je me suis done decide a me demettre de mes fontions dans le cabinet de guerre. En prenant cette decision, je suis uniquement inspire par les considerations que je viens de'exposer.

    Dans une reponse concue en termesamicax, M. Lloyd George, en acceptant la demission, en exrime son profond regret, mails reconnaft la situation difficile ou se trouve sir Ed. Carson.

>> LES COMMUNES VOTENT >> L'AUGMENTATION DES EFFECTIFS >>Londres, 22 javier, -- Apres quatre heures et demia seulement de siscusion, Ja Chambre des cornmunes a vote tous Jes articles de la lol des effectifs.

>>L'Offensive allemande >> Nous sommes Prets >> New York, 22 Janvier -- Dans son expose hebdomadaire de la situation militaire, M Baker, ministre de. la guerre, parlant du front occidental, a dit: >> Tandis que l'adversaire est tres occupe a concentrer ses forces pour une offensive, les Anglais et les Francais s'occupent avec ardeur a renforcer leurs positions defensives en prenant de nouvelles dispositions tactiques, qui, en de nombreux cas. possedent surtout en caractere pret a toute eventualite.


EN AUTRICHE Le Premier Ministre demissionnaire >>Amsterdam, 22 janvier. --Le premier minstire autriohien a demissionne, et le comte von Toggenburg a ete charge da former le nouveau cabinet. >Von Seidler avait succede a Clam Martinic le 30 avril 1917. Toggenburg etait ministre de L'interieur dans le cabinet Seidler.

LE TRACAIL A REPRIS A VIENNE >>Bale, 22 janvier, __Les journaux de Vienne ont reparu lundi. Le travail a repris dans la plupart des industries. On ne signale jusqu a present aucun incident.

UNE GREVE DE 24 HEURES A PRAGUE >>Bale, 22 javier. --A Prague, les chefs ouvriers publient un manifeste invitant les ouvriers a faire une greve de 24 heures le 22 janvier et a organiser un cortege. Le travail devra reprendre completement: le 23 janvier au matin.

Divergences austor-allemandes >>Bale, 22 janvier. -- "La Gazette de L'Allemagne du Nord" organe du gouvernement allemand, ecrit a propos des attaques du "Fremdenblatt" de Vienne contre le prince de Bulow:

>> Dans les milieux officiels on despprouve absolument les attaques du "Fremdenblatt" contre le prince de Bulow. Il est regrettable que cettl affaire ait ete ebruitee par la presse des pays allies d'une maniere qui ressemble a une immixtion dans les affaires allemandes. Il est, par suite, comprehensible que la presse allemande, quelle que soit son attitude a l'egard de la politique du prince de Bulow, eleve des protestations."

>>La "Gazette de la Croix", comme plusieurs autres journaux conservateurs, est desgreablement impressionnee par les recentes declarations du comte Czernin qu'il ne laisserait pas echouer la paix pour des raisons de conquetes territoriales. Elle estime que ces declarations sont une nouvelle preuve que la politique allemande ne trouve pas aupres de lui l'appui qu'on serait en droit d'attendre.

La Crainte boche des Raids aeriens

>>Amsterdam, 22 janvier. --Selon la "Gazette de Voss", des centaines d'officiers ennemis ont ete ajoutes aux prisonniers de guerre deja internes a Stuttgart et dans les environs de cette ville.


FEUNILLETON DE LA PETITE GIRONDE DU 23 JANVIER 1918

Le Bandit Gentilhomme Par RESCLAUZE DE BERMON CHAPITRE XLIX Les Assises (Suite) Un seul temoin a decharge restait encore entendre. Bien qu'il ne fut pas mele directement a L'affiare, l'avocet l'avalt fail assigner, comptant sur l'effet moral de sa deposition. Le president posa les questions d'usage: -- Comment vours appelex-vous? -- Pierre Jea-Xavier de Revercourt, -- Votre profession? -- Religieux Franciscain, Leutenant de waisseau demissionnaire. -- Ou habitez-vous? -- Generalement a Canton (Chine); acsuellement a Paris, rue de Varennes. -- Veuillez dire ce que vous savez Ce qu'll savait! On lui demandait ca au'il savait! A lui dont les levres devaient rester impitoyablement closes! >>Etait-ce Dieu, vraiment, le Dieu dans l'amour duquel il s'etait Jete comme en unrefuge; etait-ce le Dieu bon, etait-ce le Dieu juste qui avait cree des supplices pareils a celuri que lui infligealant ces seuls mots: >> "Dites ce que vous savez!" II venalt de jurer de dire la verite et unautre serment, anterieur, plus fort et plus sacre encore lui ordonnait de se taire. >>Et ceppendant II savait!;;; >>II savait que cette enfant etait innocente... II savait que, depuis sou berccau, elle etait la victime des plus atroces perfidies. >>Et II ne purvait s'ecrier; >>Cette enfant, c'est ma fille!... On me. l'avolee pour avoir sa fortune!... Maintenant ce sont les vrais coupables qui l'accusent!... Je les connais!... Prenez-les emprisonnezles, guillotinez-les. Pas d'indulgence pour eux, car ce n'est pas une seule victime qu'ils ont faite!... II est des armes plus meurtrieres que le poison!... Qu'est-ce done qui brule mes entrailles? Qu'est-ce done qui brule mes entrailles? Qu'est-ce que ce feu de I'enfer qui me devore le coeur?... Ma fille sur le bane d'imfamie! Ma fille insultee par ces regards qui l'accusent, et bientot ma fille condamnee!... A quoi? Grands Dieux!... A la honte ou a la mort?... A quoi?... Cette jeune existence fletrie ou cette jeune vie fauchee... Et moi qui sais, moi qui suis son pere, je ne puis rien pour la sauver!...Jen n'aurais qu'un mot a dire et ma langue est enchainee plus inexorablement que ne. Ie sont les forcats par leurs cadenas de fer... Et si cette enfant retrouvee monte les degres de l'echafaud, je ne purral rien pour elle que la soutenir et tendre a ses leveres mourentes le Dieu crucifie a laloi duquel ie l'immole! >> pensait, et malgre son energie, mise si sonvent a de rudes epreuves, son emotion etait telle qu'll ne pouvait articuler aucun son. >> Le president dut lui repeter ia formule: -- Venillez nous dire ce que vons savez? >>II sembla alors se reveiller d'un songe. >>D'une voix dont il ne pouvait maitriser. L'eniotion, it dit quill eteit Foncle du fiance de l'accusee, et qua ce titre il etait alle la voir dans sa prison; qu'en s'appuyant sur ce qu'elle considerait comme des preuves, la justice faisait son devoir, mais qu'a cote des preuves materilles il y avait les preuves morales; qu'il ne lul appartenait pas d'empieter sur les droits de la defense, mais qu'il avait eu de longues conferences avee l'accusee et qu'en son ame et conscience il jurait en avoir acquis Finebranlable foi en son innocense. >> y avait dans le ton et dans les affirmations de comissionnaire aux tempes creuses, prematurement vieilli, un tel accent de conviction; Il eut le don d'emouvoir tous ceux qui L'entendaient d'une emotion si speciale, de quelque chose de si imprevu, de si completement ineprouve que, de toutes les depositions, ceile-la fut certainement la plus sensationnelle. >> en Mildred aussi, une fibre setait emue, et quelle fibre! Quelque chose d'inemprimablement doux et d'horriblement angoissant. >>Pour sortir, le missionnaire devait passer tout pres du bane des accuses. Il jeta sur Mildred un indefinissable regard. La jolie tete blonde s'inclina comme pour solliciter une henediction, t il devina au mouverment des lavres, plutot qu'il ne l'entendit, ces mots dits a demi-voix: -- Merci! mon pera.


PAGES D'HEROISME LES GLORIEUX SOLDATS DU SUD-OUEST Recit des operations ayant valu au 6c regiment d'infanterie (Saintes) une citation a l'ordre de l'Armee

Au cours de l'attaque du 20 aout 1917 (region de Verdun). l'objectif du 6c regiment d'infanterie etait la cote 326 (ouvrage du Bufle) et a l'ouest de celle cote les tranchees de Jutland et de Treves jusqu'a l'ouvrage de l'oursin exclusivement. >> A 4 h. 40, apres avoir subi vers quaire heures un violent tir d'aneantissement, le regiment part a l'attaque de ses positions se depart sur les pentes nord de la cote du Poivre. Les trois bataillons dans Fordre, 1er, 3 et 2 s'engagent les uns derriere les autres. >>Le 1or batillon a pour objectif l'ouvrage du Caniche, la ferme de Mormont; il y court, colle au barrage roulant, Des sections cependant s'engagent dant un rapide combat a la grenade avec des mitrailleuses allemaades qui se devoilent dans son flane droit (tranchee du Chevalet) et les reduisent au silence; a 5 h, 25 le 1 bataillon a atteint son objectif. >Le 3e bataillon traverse le ravin Vacherauville-Beaumont et vient se placer derriere la droite du 1er bataillon. A 6h. 25 il s'elance vers l'ouvrage du Bufle, s'en empare d'un seul elan, annihilant la defense des Allemands, qui se rendent. Le Butle est depasse, mais, la crete franchie, le 3 bataillon est en buttle au tir des mitraillenses du bois des Caures et du bois du Fays. L'artillerie allemande a raccourci son tir et arrose nos nouvelles positions. Les pertes sont lourdes, mais trois contreattques qui debouchent du bois du Fays et du bois des Caures sont cependant repoussees. >> Le 2e bataillon traerse le ravin Vacherauville-Beaumont sous un violent tir de barrage. LL vient se placer derriere la gauche du 1er bataillon. A 6 h. 25, il part a l'attaque de la tranchee du Jutland; la 5e compagnie y penetre et pousse dans la franchee de Treves une section qui ne peut s'y maintenir. Les 6e et 7e compagnies se heurtent a des fils de fer intacts devant la tranchee du Jutland; malgre leurs efforts, elles ne peuvent vaincre cet obstacle sous le feu des mitrilleuses et des grenadiers allemands. Elles se cramponent au terrain; le 21, au petit jour, le 2e bataillon parvient a s'emparer de la tranchee du Jutland apres un combat a la grenade vivement mene et contribue a la prise de l'ouvrage de l'Oursin. Seule la partie onest de la tranchee de Treves resiste a toutes les tentatives. >>Du 21 au 24, le gegiment soumis presque constamment a un bombardenment violent, en butte aux tires des mitrailleuses embusquees a la lisiere des bois, s'organise et repousse avec tenacite toutes les tentatives faites par les Allemands pour reprendre le terrain qu'ils ont perdu, a notamment une contre-attaque importaite le 21, a 19h. 30, partant du bois du Fays. >>Par decision du general commindant en chef du 18 septembre 1917 , le 6 regiment d'infanterie ful cite a l'ordred l'armee dans les termes suiants: >>"Sous le commandement du leutenant-colonel Meulle-Desjardins, s'et elance avec impetousite a l'attaque, l 20 aoute 1917. >>"Malgre la violence des xxxxx outrage allemands, les pertes subies et l'arret momentane de sa gauche devant des obstacles incompletement detruits, a marche droit au but, enlevant successivement deux fortes positions, s'installant en fin d'attaque sur la cote 326 (ouvrage du Bufle). >> "Violemment contre-attaque a plusieurs reprises et severement bombarde, a resiste pendant cinq fours, impassible et storque, a toutes les contre-attaques."


ACTES INDIVIDUELS >>Fait d'armis accompli par le soldat de 1re classe LBADIE,Baptiste, 6e R. I., 6e compagnie: >>Le 1or juillet 1916, une attaque allemande aux lquides enflammes, s'etant declenchee suele front de la 6e compagnie, avait reussia s'emparer de notre premiere ligne. >>L'occupition de cette ligne avait ete fortifiee parles Allemands a l'aide de cing mitrailleuses sur la partie de la tranchee attaquee. Le soldat LABADIE, faisant partie d'une eruipe de grenadiers en soutien de mitraillersen entre la 5e et la 6e compangnie, organisa de sa propre initiative une contre-attaque laterale a la grenade. >>Excellent lanceur, il reussit a balayer une partie de la franchee occupee, a s'emparer d'une mitrailleuse qui arretait la progression de la contre-attaque du front; tuant les servants a coupe de grenades. iL continua la progression jusqu'au moment ou il put assurer la liaison complete avec la 7e compagnie a droite et les groupes de la6e compagnie qui etaient revenus dans la ranchee." >>Temoins du fait: aspirant Bray, soldat Charriau, caporal Rataud. >>Fail d'armes accompli par le sergent SIMON, Victor, 6e R. L., 7e compagnie: >>"Le 1or juillet 1916, a la suite dela meme attaque allemande qui nous avait fait perdre quelques elements de tranchee a la cote 304, le sergent SIMON, commandant un groupe de grenadiers d'elite, reussit a arreter l'ennemi, puis, profiant d'un moment d'histation, il se porta brusquement en avant avec ses hommes, culbutant les tractions allemandes qui se troubaient devant lui, les pourchassant dans leurs lignes et reprenant ainsi integralement les positions que nous avions ete obliges d'abandonner." >>Faits d'armes accomplis par le sergent DEYRICH, Clovis, 6e R, I., 3e compagnie: >>"Le 23 aout 1914, en Belgique, pris part a l'assaut evec une section. Cette section fauchee par les mitrailleuses ennemies, il en rassemble les restes et la ramene dans les lignes. >>A Craonne, 22 septembre 1914, etant caporal. Volontaire pour une reconnaissance qu'il accomplit sous un feu d'enfer. Nomme sergent sur le champ de bataille a son retour. >>Le 23 septembre, son bataillon attaque Craonne. Est volontaire pour toutes les reconnaissance. Reste pour accomplir sa mission sous le feu de l'ennmi pendant six heures avec de l'eau jusqua'a la ceinture. >>Au retour, passe sa nuit comme volontaire a transporter des blesses. >>Le 24, accomplit comme volontaire une reconnaissance en plein jour sous les yeux de l'ennemi qui tire sur lui. Parient a rentrer dans le parc' de Craonne, rapporte les renseignements. >>En octobre 1914, sur la route d'Ailles, va chercher un camarade blesse, sous le feu de l'ennemi; revient en rapportant le blesse, sa capote traversee de plusieurs balles, >>Se signale depuis a chaque occasion, n E.T.

LE MAITRE LLs entrerent tous les trois, Mirempon, Peyrouton et Joinon. --On est les maitres, constata Mirempon en se retournant dans la grande piece deserte. Les copains s'en font au ravitaillement des premieres lignes. --On se tape la tete un peu pour se consoler,proposa Peyrouton. >>Joinon bailla, tout en se debricolant de ses musettes. --Moi, les retours de perme, ca me serre l'estomac pour une semaine. >>C'etait autour d'eux une chambre classique d'avant-guerre; les peperes l'avaient reconstituee avec des materiaux de fortune. Au long des murs s'appuyaient des couchettes individuelles, ou le treillage metallique, ayant bien pris la forme de l'homme, remplacait avantageusement le sommier; une planche a pain grillagee et un garde-manager pendaient au plafond; l'ameublement se completait d'une table a jeu en acajou, d'un fauteuil Voltaire manchot, glorieux mutile de la guerre, et d'un poele de tranchee qu'on avaut arrete au passage; tout ca bien range, propre et net de partout, comme il nest de mode chez les peperes, lances tardivement surles chemins de la guerre. >>Les trois hommes s'etaient mis a leur aise. Mirempon et Peyrouton deballaient des provisions, et deja deux bouteilles issaient, poussiereuses, de leurs paillons. >>Moi, dit melancoliquement Joinon, je vas voir se mon crin vegetal ne s'est pas trop aplati. >>Pendant qu'il s'etendait sur sa couchette, ses deux copains, silencieux, se partagerent un saucisson. >>Soudain, Mirempon, son couteau haut leve, murmura, l'oreille aux ecoutes... >>Sans perdre une bouchee, et tout en remplissant son quart, Peyrouton s'informa: >>C'est-yune arrivee ou un depart?... >>Presque aussitot, un bruit assourdissant emplit le voisinage de rumeurs et d'echos; les cloisons tremblaient, et la porte, qu'ils avaient laissee entr'ouverte, se referma toute seule. >>T'endends done pas que c'est une arrivee, declara simplement Mirempon, la bouche pleine. >>Ah! malheur! gemit Joinon, en se retournant sur sa couchette. >>Un sifflement s'arrondit sur le batiment, arretant net leurs propos; respiration suspendue, ils ecouterent, les oreilles hautes, comme pour se lancer a la poursuite du bruit. >>C'est pas pour nous, celui-la, fit enfin Joinon. >>Et ils respirerent avec force. >>Je vous dis que tant qu'on les aura pas mis de l'autre cote du Rhin, ces poisons se decouvriront des canons qui portent toujours plus loin, reprit joinon. >>Pet! hurla soudain Mirempon, en se coincant entre deux couchettes, cepndant que Peyrouton s'aplatissait sous la table. >>Quelque chose entra: ce fut dans la chabre une levee simultanee de poussieres et de clameurs; un bruit sec battit un des murs... puis, con n'entendit plus que les hurlements de Joinon. >>Au secours! Faudra prevenir ma femme, Mne Joinon...CA y est sur mon livret, je crois. >>La chambre demeurait ennuagee de poussiere lourde; cramponne aux abords d'une couchette, Mirempon rugit. >>Tu es blesse!... >>Non, gemit Joinon... mais IL est couche le long de moi...

>>Bleme, du coin ou il se tassait, Peyron ton s'informsa: --Quoi done? --L'obus... --L'obus?... T'est pas marteau P --L'obus... que je vous dis, se laments Joinon...ll est couche tout le long de moi, la poison... Et puis, me faites pas parler; y va me faire fougasse sous le bras... >>On commencait a vor clair; des platras et des gravats etaient retombes lourdement sur les lits; les etres et les choses du decor emergeaient peu a peu du nuage de poussiere, Mirempon, se soulevant, risqua un regard vers Joinon... --Ah! ca... >>Peyrouton, a quatre pattes, s'approcha... >>Alors, une terreur les poigna a voir Joinon couche' immobile, les bras en croix; une longue forme noire s'allongeait contre son flanc gauche. >>Les deux amis repeterent encoure: --Ah! ca... >>Puis, ils essayerent de reconstituer la chemin suivi par l'obus. --Miracle du bon Dieu, trembia Peyrouton. >>A l'angle nord-est de la piece, la-hout, un trou beait, par lequel l'engin avait fait son entree oblique; arrive presque a son point de chute, i! avait frole, du contour de son ogive, une des couchettes, et devie de son chemin, laboure le parquet avec sa ceiinture avant de repredre un pauvre essor et de se plaquer sur le mur blanchi a la chaux, ou son empreinte demeurait; apre quoi, il s'etait laisse tomber sur le lit, tou contre Joinon, qui hurlait d'epouvante. >>Attends un peu!... >>ll fut un signe a Peyrouton, tous le deux s'approcherent du lit. --Tu vas le predre par les piedsreprit-il en designant Joinon. >>Et comme, mefiant, Peyrouton ne bour geait pas: --Prends les pieds que je te dis... et a moi la tete... >>Et pour Joinon, il ajouta: --Raidis-toi un peu.. he!... >>Ce fut un travail lent; ils souleverent Joinon precautionneusement, d'un seul mouvement, que rythmaient les ahans par lesquels s'exprimaient leur reelle terreur; au fur et a mesure qu'ils ramenaient leur copain vers le bord, l'obus, roulant lentement, seblait s'accrocher a lui, enfin, parvenu au creux de lacouchette, il s'immobilisa, et, sur le fond brun de la couverture, il ne fut plus qu'un enorme bijou sombre, cercle d'or rouge, dans son ecrin. >>Joinon, qui s'etait remis debout, claquant des dents, le regardait. --Allex... allez... emit peremptoirement Mirempon, c'est pas le moment de le braver, le gars. Il est le maitre ici... a cette heure... Faut lui laisser la plae. >>Sans perdre des yeux l'obus. ils reculerent vers la sortie, refermerent la porle, et comme le hasard y avait laisse une serrure.Mirempon en tourna la cle par deux fois. --T'as pas peur qu'il s'en aille, tout de meme, ricana Peyrouton, nerveusement. >>Mais Mirempon l'arreta: --Faut pas rie, mon p'tit gars.. Ces sares truc... y z'ont, comme ca, des fois, l'idee de partir tout seuls... Et alors, on sait jamais ou y peuvent vou envoyer leurs morceaux... >>Et, a pas religieux, les trois copains seloignerent...

J.VALMY-BAYSSE.


SUR LE FRONT ITALIEN Les Armees ennemies

>>Rome, 22 janvier, --Bien que la pression des armees austro-allemandes ait legerement diminue sur quelques parties du front italien, l'ennemi maindent encore en ligne 52 dvisions et demie, dont huit allemandes. La plus forte pression s'exerce tourjours sur la ligne Brenta-Plave.. Elle est un peu moins sensible du Pave jusqu'A la mer. >>A lafin de decembre, l'ennemi n'a enleve au front italien que deux divisions, dont l'une allemande, qui a ete envoyee sur le front francais; l'autre dissoute a la suite des pertes qu'elle avait subies.

L'Autriche tyrannique >>Rome, 22 janvier. -- Les nations alliees de l'Autriche, dans le but d'affirmer leur partieipation a l'occupation des provinces de la Venetie, ont etabli chacune leur propre administration dans differentes villes italiennes: les Turcs a Feltre, les Bulgares a Conegliano. De nombreues maisons privees ont ete saccagees a grade, a Cervigno et a Gradisca. Celles qui n'ont pas ete pillees ont ete incendiees. >>D'autre part, les Autrichiens ont constitue une magistrature speciale contre les Italiens se trouvant a la tete des adminstrations publiques que l'armee italienne avait precedemment liberees du joug autrichien. >>On signale aussi qu'une assemblee pangermaniste tenue a Innsbruck a vote un ordre du jour contraire a l'autonomie du Trentin et demandant en meme temps la germanisation de tout le pays par l'institution de nombreuses ecoles allemandes et le maintien exclusif dans le adminstrations et dans le clerge d'elements allemands.

Boroevic generalissime ennemi >>C'est l'indice d'une tactique defensive >>Front italien, 22 janvier. -- Le general Boroevic a ete nomme en remplacement de l'archiduc Eugene au commandement de tout le front d'ltalie. Le general Boroevic est plus jeune que le marechal Conrad von Hoetzendorff. Cela donne a cette substitution un caractere de mise en disgrace qui a probablement des rapports avec les operations sur ce front. Conrad garde le commmandement du front des moutagnes, mais le commandement du Plave passe au-dessus de lui. >>La tactique de Borcoevic sur le front italien a ete generalement une tactique de defense. ll s'est tenu sur la defensive pendant deux ans sur l'lsonzo et n'a pris l'offense que lorsque l'arrivee des renforts allemands le forcerent a avencer. Depuis la formation de la nourvelle ligne du Piave,sa politique a de nouveau ete une politique surtout de defensive. Sa nomination semble done confirmaer les bruits que l'ennemi se propose de maintenir pour le moment une attitude defensive sur le front italien. >>L'archidue Eugene serait devenu fou.


La Conscription italienne >>Rome, 21 janvier. -- On a commence en Italie a caserner tous les reformes des classes 1894 a 1919. En meme temps, on procede a l'inscription de la classe 1920.


Le general Alfieri quitte Paris >>Paris, 21 javier. -- Le general Alfleri, ministre de la guerre d'italie, vient de passer trois jours a Paris. ll a visite le ministre de la guerre et les chefs militaires. Hier, il a ete recu par M. le President de la Republique. >>Il s'est rendu aussi a Versailles pour visiter les membres du Conseil de guerre interallie.


L"Effor americain M. WILSON HOSTILE A LA CREATION D'UN COMITE DE GUERRE ET AUX COMMISSIONS >>Washington, 22 javier. --Le president Wilson se declare hostile a la creation d'un comite de guerre et d'un ministere des munitions, il estime que les enquetes des commissions parlementaires ne tendent qu'a retarder le preparatifs de guerre du gouvernment, car elles retirent aux ministres leur besogne. De plus, le projet de loi vient apres la realisation des mesures de reorganisation. M. Wilson dit qu'il considere M. Baker, sous-secretaire d'Etat a la guere, comme l'un des hommes publics les plus capables qu'll n'ait jamais connus. "Le pays, dit-il, saura blentot si c'est M. Baker on ses critiques qui connaissent leur affaire."


CROQUIS D'ORIENT

1. L'ECOLE >>Pres de la grande route qui conduit de Salonique au camp de Zeltenlik, un flot d'enfants s'echappe de quelques baraques entourees d'arbres -- un oasis au milieu des collines poussiereuses et nues. La classe est finie; une etrange classe pendant laquelle des maltres francais ont enseigne notre langue a tout un petit peuple, ou sont representees les races multiples de l'Orient europeen et de l'antique Asie. Ces gamins viennent du village des refugies, vraie petite ville de briques et de tole batie tout pres du camp' et qui abrite des grecs de la cote asiatique, des Macedoniens, des Tziganes, bien d'autres familles dont le caractere ethnique est indefinissable. Tous ces gens ont fui la misere turque ou l'oppression bulgare et sont venus chercher a Salonique un asile et la paix. Ces hommes travaillent pour le compte des allies, les femmes ne quittent guere leurs maisons, les enfants rodaient parlout autour des bivouacs, mendiants inlassables qui s'adonnaient avec jole a la paresse et au vagabondage. L'ecole a ete creee pour mettre fin a ce desordre plus encore que pour repandre notre culture. >>Les baraques militaires ont servi de local, les banes, les pupitres, tout le materiel scholaire manquaient... mais les Boches avaient bien avant la guerre des ecoles a Solonique, sachant fort bien qu'enseigner leur langue c'etait servir leur commerce et favoriser leurs projets el domination mondiale. Les allies sont venus et les ecoles allemandes ont du fermer leurs portes. On les a ourverles pour saisir ton un mobilier solide, grace ququel les gamins de Lembet peuvent ecouter, confortablement installes, les lecons de leurs professeurs. Une moitie de la journee est consacree a l'etude du francais, l'autre a celle du grec. Les petits Orientaux, a l'intelligence souple, ecoutent avec attention et apprennent vite. Si quelques-uns font encore de temps en temps l'ecole buissonniere, la plupart -- surtout les garcons, parail-il -- ne regrettent pas leur existence errante. La methode directe donne d'excellents resultats pour l'enseignment de notre langue. Et. soit dit sans vouloir diminuer les qualites professionnelles des maitres grecs, les enfants temoignment une sympathie plus vive pour le maltres francais. Ceux-ci sousofficiers des classes anciennes, qui instruisaient avant la guerre les jeunes garcons du Midi de la France, sont peut-etre plus paternels, moins distant que leurs collegues hellenes. Pour comprendre a quel point ils aiment leurs eleves, il suffit d'entendre avec quel accent ils rappellent les misere de l'hiver passe; toute cette population enfantine, sans vetements, grelottant sous des haillons. >> L'enseignement n'est pas seulement theorique. On a voulu habituer les eleves aux travaux manuels, leur donner le gout de la terre. Chacun d'eux a son jardin sous les arbres, a cote de l'ecole. Aucune regle n'est imposee pour le choix des cultures, et l'aspect des petits carres de terrain prouve les gouts varies des proprietaires. Un des plus acharnes parmi les travailleurs est un robuste garconnet au teint pale, aux cheveux presque blanes. Il vient de Tiflis. Georgie! Quelle succession de hasards a pu le conduire a Salonique, a trayers toute l'Asie turque et l'Egee?...Il montreses legumes avec orgueil et ne se fait pas trop prier pour reciter une fable de La Fontaine. >>La sympathie des enfants a valu aux mattres celle des parents. Quels que soient leurs defauts, les Orientaux sont presque toous gens intelligents; les familles ont generalement compris la valeur de l'enseiguement des professeurs francais. Ceuxci sont respectes par tous dans le village. On les invite aux ceremonies, ou ils trouvent une place d'honneur. Mais j'imagine que la meilleure des recompenses doit etre l'accueil que leur font les enfants dans les rues. Il faut entendre les gamins, presque des marmots, appeler en riant et en faisant router les r: "Monsieur Maurel! Monsieur Maurel!"


Deserteur assassin >>Orleans, 21 javier. -- Surpris, alors qu'il cambrtolait a Montargis, fauborg de la Sirene, par une darne Dronet, le nomme Victor Mine, dix-huit ans, deserteur, a saisi celle-ci a la gorge et l'a assommee. On a trouve le cadavre le lendemain. >>Le meurtrier a ete arrete. ainst que sa maitresse, Alice Pophillpu, Agee de dixhuit ans.


REVUE DE LA PRESSE

LE CYCLONE RUSSE >>Paris, 22 janvier. -- Il faut admirer, dit M. Gustave Herve (la Victoire), ceux de nos socialistes qui ne cessent de se lamenter a la pensee que la presence de quelques-uns d'entre eux a Petrograd aurait tout empeche: >>Comme si Moutet, Cachin, Laffont et Albert Thomas n'avalent pas fait la-bas tout ce qu'ils avaient pu pour empecher ce qui arrive, Aujourd'hui tis continuent a adresser des semonces a notre gouvernment sur son inaction. Ils voudraient qu'on intervienne la-bas, qu'on agisse! >>Agir? C'est bientot dit. Mais que faire? >>En ce moment il n'y a